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Une majorité de ceux qui prennent l’autoroute de l’avenir se déclare satisfaite des services qui leur sont offerts. Néanmoins, certains trouvent toujours matière à complainte, notamment en ce qui concerne les embouteillages aux heures de pointe ou plus encore les remorquages en cas de panne. Des leçons aussi bien pour les responsables de Senac Sa que pour les responsables du ministère des Infrastructures routières.

Ce serait un truisme que de dire que si l’autoroute de l’avenir n’existait pas, il aurait fallu la créer. Cela, la grande majorité de Sénégalais en sont déjà convaincus et le déclarent régulièrement. Même quand ils se disent mécontents des services qui leur y sont offerts. C’est d’ailleurs sur ce point que les responsables de la Senac Sa, qui gère l’autoroute à péage concédée, différente des tronçons qui sont gérés directement par l’Ageroute, savent qu’ils doivent mettre l’accent. En effet, une enquête réalisée par la société française Ipsos a révélé que 59,9% d’usagers de l’autoroute à péage sont satisfaits de cette structure. Il n’en reste pas moins que quand on désagrège ce chiffre, on perçoit des points d’insatisfaction, dont certains sont assez grands.
Ainsi, concernant les points positifs, les usagers se disent satisfaits à des niveaux importants (entre 89 et 83% de satisfaits), par rapport à l’état de l’autoroute, de la signalisation, de l’aire de service de Dalifort (où se trouve la station-service), ainsi que des autres aires de repos et de la carte «Rapido». Mais les niveaux de satisfaction tendent à baisser (de 77 à 57%), quand on évoque les espaces clients, le passage au péage la circulation ou le remorquage.
Ce dernier point en particulier a attiré l’attention des dirigeants de la Senac qui ont compris qu’ils ont intérêt à communiquer encore plus sur ce point notamment, car il semble que la plupart des gens trouvent que les tarifs du remorquage sont prohibitifs. Xavier Idier, directeur de la boîte, en est presque dépité : «Les clients ne savent pas que ce n’est pas Senac qui assure le remorquage. Nous avons un contrat avec une entreprise partenaire. Et nous la payons la moitié de ce qu’elle taxe aux usagers à chaque remorquage.» Une manière de dire que si la société ne subventionnait pas ce service, ce serait environ le double qui viendrait de la poche du client, comme cela se fait dans d’autres pays, notamment en Europe.
S’agissant toujours du remorquage, l’autre point d’insatisfaction de certains usagers a été le temps qu’ils jugent relativement long qui est mis pour les satisfaire. Or ce temps dépasse rarement les demi-heures, suivant le niveau du trafic qui est souvent aussi l’élément perturbateur, car un gros bouchon ralentit d’autant le temps d’intervention.
Sur ce point, Senac Sa a constaté que parfois, aux heures de pointe, les bouchons sont occasionnés non pas par la circulation sur le tronçon concédé, mais aux points de sortie. «Quand la sortie de Thiaroye ou de Cambérène est congestionnée, cela se répercute sur la circulation sur le péage», note M. Idier. Il souhaite d’ailleurs que les autorités responsables des infrastructures prennent également conscience du problème et réagissent, car «les choses n’iront pas en s’améliorant, bien au contraire».
L’enquête Ipsos a été réalisée au mois de septembre dernier sur un échantillon de 2 055 usagers de la route. Le profil des personnes interrogées montre une majorité (67%) d’usagers réguliers de l’autoroute, parmi lesquels 64% utilisent la carte prépayée «Rapido». Et de manière générale, la population interrogée est majoritairement (97%) masculine, jeune (65% ayant entre 18 et 44 ans).
Les personnes ont été interrogées sur l’autoroute, de manière aléatoire, le long du tronçon, aux différentes aires.

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