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Dès début janvier, l’opposition parlementaire va déposer sur la table du président de l’Assemblée nationale une requête pour la création d’une commission d’enquête parlementaire pour élucider l’affaire des 200 milliards supposés recouvrés dans la traque des biens mal acquis.

Comme annoncé par Babacar Gaye mardi, l’affaire des 200 milliards supposés recouvrés dans la traque des biens mal acquis fera l’objet d’une requête pour la création d’une commission d’enquête parlementaire. L’initiative est du groupe Liberté et démocratie et des députés non-inscrits. L’annonce a été faite hier par Me Madické Niang, lors de la conférence de presse des membres de l’Initiative pour des élections démocratiques. «Nous avons pris l’initiative au niveau de notre groupe Liberté et démocratie, en concertation avec les non-inscrits, de déposer sur la table du président de l’Assemblée nationale une demande de commission d’enquête parlementaire», a-t-il déclaré. Par conséquent, «la requête sera déposée assez rapidement, juste après les fêtes, c’est-à-dire en début janvier», ajoute le responsable libéral. Pour la matérialisation de cette commission d’enquête parlementaire, le chef du groupe de l’opposition à l’Assemblée nationale a appelé la majorité à accompagner positivement la requête. «Si la majorité se comporte en députés du Peuple, mus par les intérêts du Sénégal, elle doit nous accompagner. Cette majorité doit vouloir aussi bien que nous que la vérité soit connue des Sénégalais», indique-t-il. «Les Sénégalais ont besoin de savoir comment se compose ce montant, comment il a été dépensé parce que l’argent du pays ne peut être utilisé sans que l’Assemblée nationale ne donne son autorisation par le vote d’une loi», explique Madické Niang.
S’appuyant sur la sortie de Moustapha Niasse qui «ignore tout» de cette histoire, le député libéral note que «le brouillard existe», mais «est tellement épais qu’il faut éclairer les Sénégalais». Dans cette affaire soulevée par l’ancien Premier ministre Aminata Touré, Me Niang a regretté l’«absence de communication» du gouvernement. «Ce que je déplore, c’est que le gouvernement n’ait pas eu à intervenir parce qu’il est interpellé en premier d’autant que cette information a soulevé un grand tollé. Le gouvernement aurait dû intervenir par son porte-parole ou par d’autres canaux pour informer les Sénégalais de manière juste et vraie», souligne-t-il. Par ailleurs, il précise que ce montant avancé par Mimi Touré «a été immédiatement démenti par le porte-parole du Pds» et assure d’ailleurs que jusqu’ici «la preuve de la réalité d’un tel chiffre n’a pas été apportée».
bgdiop@lequotidien.sn

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