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L’endettement des migrants retournés et l’impact sur les familles et les communications ont fait l’objet d’une étude de la part de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). L’enquête montre en effet que 72% des migrants de retour au Sénégal sont endettés. Ces personnes sondées avaient contracté au moins une dette avant, pendant et/ou après la migration mais il s’agit de dettes informelles. Ils sont âgés entre 29 et 30 ans. L’Oim s’est aussi rendu compte que les migrants de retour sont majoritairement urbains, soit 58%, alors que le groupe des endettés est majoritairement rural, 61%.
Entre 2017 et juillet 2020, renseigne l’Oim, 6762 migrants sénégalais ont été assistés au retour par cette entité de l’Onu à travers son programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (Avrr). Il s’agit de migrants irréguliers qui viennent essentiellement de la Libye, du Niger, qui sont concernés par cette étude. Au total, 358 questionnaires individuels ont été réalisés par téléphone, avec 351 hommes, 7 femmes. En fait la plupart de ces individus résident à Kolda, soit 29%, Dakar 18%, Tambacounda, 13%, et Sédhiou, 11%. En fait au moment de l’étude, 83% d’entre eux étaient toujours endettés, mais surtout les 52% n’avaient pas encore commencé à rembourser leurs dettes, et 31% s’en étaient partiellement acquittés.
Par rapport aux taux de remboursement, les femmes ont les taux les plus importants, 33% avaient totalement terminé de payer leurs dettes au moment de l’enquête, contre 16% pour les hommes. En outre, 12% affirment que leurs dettes représentent une incitation pour migrer à nouveau. Relativement aux impacts de l’endettement sur la réintégration au Sénégal, parmi les endettés, 28% considèrent que leurs dettes affectent leur situation sociale, psychologique ou économique après leur retour au pays. L’Oim révèle que 18% des participants ont rapporté que leur famille ou eux-mêmes ont été victimes de menaces, d’abus et d’actes de violence pour rembourser une dette. Sur le taux d’échec, 85% des migrants ont déclaré ne pas avoir atteint leur destination. Par conséquence, l’Organisation internationale pour les migrations a émis des recommandations. Pour les migrants de retour, il faut, selon l’Oim, faciliter la réintégration sur les plans économique, social et psychosocial. Et pour les ménages, elle demande l’amélioration de la situation économique de façon générale et alimentaire des ménages en particulier, entre autres conseils.

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