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Dans un ouvrage intitulé : «L’enseignement privé au Sénégal : histoire, mutations et ruptures», des acteurs ont appelé l’Etat à nouer des partenariats pour plus de performance du système éducatif.

«L’enseignement privé au Sénégal : histoire, mutations et ruptures.» C’est le fruit d’une réflexion d’universitaires et d’acteurs de l’éducation sur les problématiques de l’enseignement privé. Présenté hier lors d’une cérémonie de dédicace, l’ouvrage fait état d’un manque de considération de l’Etat à l’égard de ce sous-secteur de l’éducation qui concentre 30% de l’effectif total des élèves du Sénégal et 35% dans le domaine du supérieur. «L’enseignement privé n’est pas connu assez parce qu’il n’y a aucune documentation fiable dont nous pouvons nous référer. Vous allez au ministère et dans les endroits où se trouvent les sources authentiques, vous ne trouverez pas de documents authentifiés sur l’enseignement privé. La recherche n’est pas appliquée dans ce domaine», regrette Mamadou Cissé, directeur de l’école Cours Cheikh Anta Diop de Pikine. D’après lui, cet ouvrage constitue une «révolution», car étant le «premier sur le marché qui discute des nombreuses thématiques qui concernent l’enseignement privé».
En renforçant l’enseignement privé, l’Etat multiplie les moyens de performance du système éducatif. Ce qui n’est pas le cas, d’après Mamadou Cissé. «L’Etat reconnait les efforts que fait l’enseignement privé, son dynamisme mais ne fait rien pour l’accompagner. C’est là où le bât blesse. Il y a un accompagnement institutionnel qui doit provenir de l’Etat à travers des partenariats publics-privés», invite-t-il. «L’enseignement privé est un secteur sur lequel il faut compter. Les universités de notre pays sont très bonnes mais ne sont pas en mesure de satisfaire toute la demande en termes d’accueil des étudiants. Donc, cet enseignement privé est d’égale dignité avec l’enseignement public», soutient Mamadou Kandji, président du comité scientifique des Journées nationales de l’enseignement privé du Sénégal.
Du côté de l’Etat, l’administrateur du Monument de la Renaissance assure que le gouvernement compte accompagner les établissements privés du secteur éducatif. «L’Etat ne peut pas ne pas s’intéresser à ce secteur et doit l’encourager pour que le relais puisse être assuré entre le public et le privé. C’est ce qui se passe actuellement, car l’Etat oriente de plus en plus des étudiants dans l’enseignement privé en attendant de voir pour le secondaire et l’élémentaire», souligne Racine Senghor. D’ailleurs, fait-il savoir, l’ouvrage en question fera l’objet «d’acquisition par la Direction du livre et de la lecture pour contribuer à sa large diffusion dans les lieux de lecture».
bgdiop@lequotidien.sn

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