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Face à la presse hier, le recteur de l’Ucad a noté des avancées dans le fonctionnement de l’Université. Outre les réalisations dans le domaine de la gouvernance pédagogique, la réception des équipements, une avancée a été notée dans l’efficacité interne. On note ainsi que le taux de réussite, qui était de 37,04% en 2012-2013, est passé à 41,53%. Un résultat qui, selon le recteur, doit être consolidé pour atteindre un taux de 80% de réussite. Ce qui passe, selon lui, par la résolution des problèmes comme la massivité des effectifs, une meilleure compréhension du système Lmd, entre autres.

Les réformes entamées depuis 2012 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) sont en train de porter leurs fruits. Face à la presse hier, le recteur de l’Ucad a dressé un tableau qui montre des avancées dans la marche de ce temple du savoir. Pr Ibrahima Thioub s’est félicité du consensus autour du fonctionnement de l’Ucad qui, selon lui, est à la base des réalisations. A l’en croire, des avancées ont été notées dans le cadre de la gouvernance pédagogique, la réception d’équipements scientifiques, l’efficacité interne entre autres. Concernant ce point, M. Thioub souligne qu’un des défis majeurs de «l’Ucad est en voie d’amélioration notamment au premier cycle grâce à l’appui du Contrat de performance signé avec le ministère de l’Ensei­gnement supérieur de la recherche et de l’innovation». Ainsi, d’après le recteur, de 37,04% en 2012-2013, le taux de réussite est passé à 41,53%. Ce résultat fait dire au Pr Thioub qu’ils sont «dans une pente légèrement ascendante d’amélioration». Toutefois, il précise que ce n’est pas encore une satisfaction parce que l’objectif est loin d’être atteint. «Notre objectif, c’est d’atteindre 80%, pour le moment nous ne les avons qu’au niveau des instituts et des écoles de formation, les facultés en dehors de celle de Médecine n’ont pas encore atteint ce niveau de performance, nous y travaillons», a-t-il fait savoir. Et pour y arriver, le Pr Thioub compte sur une meilleure maitrise du système Lmd, son appropriation, sa compréhension en profondeur par les acteurs. Parce que, selon lui, «il y a des échecs liés à cette méconnaissance». Dans le cadre de la réduction de ce taux d’échec, le recteur compte aussi sur «la maitrise des effectifs». Il faut noter que l’Ucad fait toujours face à la massivité des effectifs qui a un impact négatif sur les résultats. D’après le recteur, Ucad compte sur l’ouverture des institutions et autres universités mises en place pour aller vers une tendance à la baisse de ses effectifs. L’objectif, selon lui, sera de se stabiliser autour de 60 000 étudiants. A cela, Pr Thioub ajoute l’introduction de la nouvelle technologie pour résoudre ce problème. «Notre option est bimodale, on combine l’université physique à l’enseignement à distance. La technologie va venir alléger le poids de la massification des effectifs», a-t-il assuré.

Taux de réussite de 40%
Dans la même veine, M. Thioub estime que «l’équilibre des budgets permettra de réduire les tensions, les conflits afin d’avoir un quantum horaire tout à fait couvert». Parlant du taux de réussite de 40%, il souligne qu’une «petite difficulté survenant dans une faculté peut faire s’effondrer celle-ci». «On n’a pas atteint le niveau d’irréversibilité, nous devons continuer de travailler pour que les taux d’échec soient drastiquement réduits dans un temps très court», a-t-il indiqué. Autre défi à relever au niveau de l’Ucad, c’est la régularisation du calendrier scolaire. Ces derniers temps, il a été noté des chevauchements d’années universitaires, même si cette année une pause a été constatée, le recteur soutient que l’ensemble des problèmes n’est pas encore réglé. Pour lui, il faut faire en sorte que dans tous les établissements de l’université que l’année démarre en octobre et se termine en juin.
Outre ces questions, le recteur souligne que des efforts doivent aussi être faits au niveau du dialogue interne à l’université. Des remous sont souvent constatés au niveau de l’Ucad, l’un des défis à relever c’est de mettre fin à ces conflits. Et ceci, d’après M. Thioub, passe par l’importance de l’écoute accordée aux étudiants, aux enseignants, aux Personnels administratifs, techniques et de services (Pats). «Bien qu’il y ait des divergences, nous travaillons à améliorer l’écoute avec tous les acteurs, c’est en ce sens que nous avons une médiature qui va travailler à améliorer cette institution par la mise en place de points focaux au niveau des établissements, un comité du dialogue a été également mis en place», a-t-il dit.
dkane@lequotidien.sn

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