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Vice recteur au partenariat de l’universite Québec à Chicoutimi

Connu pour la qualité de son enseignement, le Canada veut davantage ouvrir les portes de ses universités aux pays francophones. C’est le sens du salon de l’éducation «Educanada» qui se tient à Dakar depuis hier, avec le séjour à Dakar d’éminentes personnalités de l’enseignement supérieur canadien.

Le Canada ouvre ses portes aux étudiants sénégalais. C’est le sens du salon de l’éducation dénommé «Educanada» qui se tient depuis hier à Dakar pour attirer davantage d’étudiants et élèves sénégalais dans ses prestigieuses universités. Dans ce cadre, 36 collèges et universités qui offrent des formations professionnelles, techniques et continues séjournent dans la capitale sénégalaise avec différents types d’offres.
Ce salon de deux jours a suscité beaucoup d’intérêts chez les élèves et étudiants. Selon Sébastien Beaulieu, ambassadeur du Canada au Sénégal, le salon a enregistré 2 500 visites pour la journée d’hier. «C’est un nombre record du gouvernement du Canada pour Ontario et le Québec», se réjouit-il. «Cet engouement montre, selon le diplomate, la solidité du partenariat qui existe entre les gouvernements de nos deux pays et aussi la qualité de l’enseignement qu’offre le Canada.» Et pour mieux faire passer leur message, elles ont organisé des ateliers, de sessions d’information. Lesquels ont permis de constater le taux élevé des demandes pour le Canada. Ce que l’ambassadeur explique aussi par la qualité de l’éducation et de l’accueil dans les universités canadiennes. A l’en croire, les collèges, institutions et universités canadiens tiennent énormément à la réussite des étudiants. «Il s’y ajoute, poursuit-il, la familiarité des professeurs dont le seul souci est aussi de voir leurs étudiants réussir.» Selon toujours lui, «en 2012, il y avait 700 étudiants sénégalais au Canada. Mais en 2019, ce chiffre a été multiplié par deux. Ils étaient 1 500 étudiants l’année dernière», annonce-t-il.

L’exemple du Pr Fall
Abondant dans le même sens, Alexandre Cloutier, vice-recteur au Partenariat à l’Université du Québec, vante la qualité du service que son établissement offre : «Nous sommes une université déployée dans plusieurs créneaux d’excellence. Notre université est reconnue pour son développement régional et la qualité de son enseignement. Nous sommes ici pour promouvoir ces différents créneaux. Il s’agit entre autre de la gestion des ressources humaines, de la gestion financière, des études dans le domaine de la géologie.» Pourquoi le choix de Dakar ? «Notre présence ici s’explique par notre volonté d’inciter les étudiants à aller poursuivre leurs études au Canada. Nous avons également des programmes de formation continue dans notre territoire. Nous sommes dans une logique de donnant-donnant. Notre université offre aussi une formation qui permet aux gouvernants du Sénégal de construire une formation continue sur des bases particulières pour pouvoir avoir des compétences dans des secteurs de développement, certains secteurs d’activités», détaille-t-il. «Nous voudrions avoir des étudiants ou des travailleurs qui parlent français et qui viennent de la francophonie. On a une belle communauté d’Africains chez nous. Nous avons déjà dans notre université le Professeur Khadiyatoulah Fall qui est embauché à l’Université du Québec à Chicoutimi depuis 25 ans. Nous voulons vraiment avoir des étudiants sénégalais dans notre université», plaide-t-il. D’après M. Cloutier, l’’Université du Québec dispose aussi d’une palette de matières nouvelles qui intéresseraient les étudiants. «Nous avons aussi des programmes en art numérique et gestion des affaires numériques spécialisées dans le domaine des jeux visuels et des vidéos», informe Alexandre Cloutier qui annonce que son établissement reçoit plus «de 200 candidats par an dans ce domaine».
Après le Québec, l’Université Sainte Anne, où les Sénégalais représentent la plus forte communauté, suivis des Congolais et des Camerounais, cherche aussi des profils sénégalais. Luc Tardif, directeur du Recrutement international, avance que Sainte Anne «offre un enseignement de qualité, des stages et un bon cadre de vie, du théâtre, du gymnase et des piscines. La discrimination est très faible», rassure-t-il en informant qu’ils ont un taux de recrutement très élevé et de placement qui fait 100%.
justin@lequotidien.sn

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