PARTAGER

Des irrégularités sont notées dans le paiement des sommes dues aux enseignants du supérieur à la retraite au titre du fonds de solidarité. C’est ce qu’a fait savoir le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) dans un communiqué tout en avertissant sur une éventuelle perturbation pouvant découler de cette situation.

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a constaté une  irrégularité manifeste dans le paiement des sommes dues aux enseignants à la retraite au titre du fonds de solidarité. Dans un communiqué publié hier à la suite de la conférence de ses sections, le syndicat rappelle «que le fonds de solidarité sociale est un des points d’accord avec le gouvernement et est consécutif à l’augmentation» de leur «charge statutaire de travail». Dans son document, le Saes souligne que «malgré les courriers d’instructions données» par le Premier ministre, les ministres de l’Economie, des finances et du plan, et de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, cette question n’est pas encore réglée. Les camarades de Malick Fall déplorent cette situation et dégagent leur responsabilité sur toute perturbation qui surviendra dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur à cause de cette irrégularité. D’après eux, ces éventuelles perturbations seront de la «responsabilité exclusive : des recteurs qui refusent de verser régulièrement leurs cotisations, du Directeur général de l’Ensei­gnement supérieur qui ne fait pas correctement le travail de coordination, du Directeur général du Trésor pour son inertie manifeste quant à l’exécution des directives de sa hiérarchie sur la question du fonds de solidarité».
La conférence des sections du Saes a aussi identifié plusieurs difficultés dans les universités publiques. Il s’agit, selon les enseignants du supérieur membres de cette organisation, de «la détérioration des conditions d’enseignement, l’absence de moyens dédiés à la recherche, les problèmes d’infrastructures accentués par l’arrêt des constructions dans les universités, un personnel d’enseignement et de recherche insuffisant en deçà des normes de l’Unesco, un départ massif à la retraite des enseignants de rangs magistraux». A ces problèmes s’ajoutent ceux liés aux bureaux, à l’hygiène, à l’éclairage public, et à l’absence de toilettes pour les étudiants et pour les personnels des universités, les semaines d’interruption de cours à cause des grèves des étudiants, l’absence de véhicules de liaison pour les universités multi-sites. Outre les difficultés notées sur le plan pédagogique et environnemental, il y a également celles liées à la gouvernance des universités. Dans son document le Saes fait remarquer «l’inexistence ou l’obsolescence des textes sur la gouvernance des universités au regard de la loi cadre n°2015-26 relative aux universités publiques». De même que «la violation récurrente par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du décret n°2016-1805 relatif à l’orientation et à l’inscription des bacheliers dans les établissements publics d’enseignement supérieur». Parmi les problèmes soulevés par ce syndicat concernant la gouvernance des universités, il est noté «les disparités et incohérences dans la grille indemnitaire des personnels des universités, les ponctions faites par le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur les budgets des universités validés par les parlementaires». Ces syndicalistes du supérieur déplorent aussi dans leur document «le retard dans le paiement des sommes dues aux enseignants, la non-convocation des commissions d’avancement, les problèmes sur le foncier des universités, les manquements notés dans l’exécution des contrats de performance».
dkane@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here