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Khalifa Sall a été entendu hier sur le fond du dossier de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Tout comme ses collaborateurs, il a nié les faits qui lui sont reprochés. Ses avocats annoncent une de­mande de mise en liberté provisoire dès la semaine prochaine.

L’audition sur le fond dans l’affaire de la caisse d’avance a été bouclée hier par le maire de Dakar. Après le passage du premier groupe jeudi, le juge d’instruction a entendu hier Mactar Diop, Yatma Diaw, Mbaye Touré et Khalifa Sall. Selon des sources proches du dossier, les mis en cause ont réitéré leurs déclarations, soulignant qu’il s’agit de «fonds politiques destinés à venir en aide aux indigents» et qu’en conséquence, «leur contrôle échappe au juge civil». Les mêmes sources ajoutent que Khalifa Sall a indiqué à Samba Sall que ces «fonds politiques sont du ressort de la Cour des comptes et du président de la République». Après une audition marathon, un des avocats du maire de Dakar a fait face à la presse. Pour Me Ciré Clédor Ly, qui dit s’adresser à «la communauté internationale et à l’opinion nationale», déclare : «Nous sommes encore et davantage plus que convaincus qu’il n’y a jamais eu de dossier. Il ne s’agit que d’une intrigue politique dans laquelle la justice a été embarquée. On ne peut pas comprendre que, pour 1 milliard 800 millions FCfa, avec autant de personnes arrêtées, des enquêtes préliminaires menées plus de huit mois, pour tout et qu’une enquête judiciaire puisse être bouclée en deux jours.»

«Il faut s’attendre à tout»
L’avocat insiste que c’est «une cabale politique qui a transparu au cours de cette information judiciaire». Sous ce rapport, prévient-il, «il faut s’attendre à tout». Toutefois, Me Ly assure que tous ont été entendus au fond. Mais si le juge ne décide pas autre chose, et que le procureur de la République n’est pas satisfait du déroulement de l’enquête, ils peuvent demander un complément. En attendant informe-t-il, on peut considérer que la procédure est terminée. Mais pour parer à toutes éventualités, «les avocats feront leur devoir dans le cadre de la légalité, en engageant immédiatement les procédures idoines afin que les incriminés puissent rentrer chez eux le plus vite possible». Pour ce faire, le pool des avocats s’est réparti les tâches selon plusieurs groupes en vue de travailler pour la demande de leur mise en liberté provisoire qu’ils comptent introduire dès la semaine prochaine en respectant les délais afin de ne pas causer du tort à leurs clients.
En tout état de cause, Me Ly s’empresse de préciser : «S’ils s’entêtent  et que cette affaire atterrisse au Tribunal, ce sera la plus grande honte pour l’Etat parce que ce complot qui a des éléments que nous ne pouvons pas en fait dévoiler seront mis à nu. Et je pense que cela ne fera pas l’honneur du Sénégal, sur le plan national, sur le plan international de découvrir que pour éliminer un candidat à des élections que l’Etat du Sénégal serait prêt à tout.»
justin@lequotidien.sn

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