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Son fils y tenait. Le corps de Sidy Lamine Niass a été transporté hier jusque devant les locaux du groupe Walf pour permettre à ses employés et sympathisants de lui faire leurs derniers adieux. Quel moment de tristesse !

L’émotion était palpable. La tristesse se lisait sur tous les visages des amis, parents et employés du groupe Walf. Il était prévu d’exposer le corps de Sidy Lamine Niass dans la cour du siège de son groupe à Front de Terre, mais cela n’a pas été possible à cause du désordre qui régnait sur les lieux. Finalement, il est resté dans le corbillard. Ils se sont contentés de lui faire les adieux en versant de chaudes larmes. Ce moment de séparation est douloureux.
A l’approche du cortège funèbre conduit par une flèche, un homme essaie de calmer les esprits et les ardeurs. «Que personne ne pleure ! Priez pour lui ! C’est ce dont il a besoin présentement. Croyez en Dieu et priez pour lui ! Il est venu de Dieu et c’est vers Lui qu’il est retourné», sermonne-t-il. Malheureuse­ment, son sermon est tombé dans les oreilles de sourds. Tellement leur passion et amour pour cet homme étaient élevés. Tellement ils étaient affligés. Désemparés. Mais ils était là et guettaient les signes qui annoncent la venue de leur idole. Dès que les motards sont apparus, la voix d’une jeune dame a déchiré le lourd climat de deuil qui régnait à Front de Terre. Elle contamine les autres qui craquent en larmes. Emplies de chants religieux, les allées de ce quartier, déjà animé, explosent. Figé dans le deuil, Cheikh Niass sort du véhicule. Le public se rue sur lui pour lui témoigner sa compassion. Touchant !
En même temps, tous les plans tombent à l’eau. Cheikh Niass, qui tenait à ce que le «Peuple de Walf» lui rende hommage, change d’idée. Il invite ses tantes et ses sœurs, installées depuis les premières heures de la matinée dans la cour, à venir faire leurs derniers adieux à Sidy Lamine Niass. Elles sont inconsolables. C’est aussi le cas de certains employés comme le journaliste Nicolas Sonko qui avait du mal à cacher ses larmes. Ses fans immortalisent l’évènement grâce à leur téléphone portable.
Au bout de 12 longues minutes, le cortège funèbre reprend la route pour rallier Kaolack où il était inhumé aux côtés de ses parents en laissant derrière lui des travailleurs orphelins de leur patron. Dans les rangs des inconditionnels de Walf, on essaie de regarder l’avenir avec plus d’assurance. Vêtu d’un boubou traditionnel, un homme essaie de croire à l’avenir : «En entendant son fils, on sait qu’il est très tôt responsable, tout ce qui se trouve chez son père est en lui», dit-il. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
justin@lequotidien.sn

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