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Après 20 ans d’action et un peu de léthargie, le Réseau de soutien à l’entreprenariat féminin (Rasef) est aujourd’hui résolument engagé à reprendre son action pour aider les femmes dans l’entreprenariat. Sa nouvelle présidente, Ndèye Sy Lô, l’a fait savoir samedi dernier lors d’un point de presse que les membres du nouveau bureau ont tenu. Elles y ont dégagé des perspectives.

Portée il y a quelques jours à la tête du Réseau de soutien à l’entreprenariat féminin (Rasef), Ndèye Sy Lô entend s’inscrire sur la voie de celle qui l’y a précédé. Dans sa feuille de route, elle affiche comme première mission la consolidation des acquis et la restructuration du réseau. «Nous allons poursuivre le travail entamé il y a 20 ans. Nous comptons remobiliser les troupes et intégrer toutes les femmes. Nous allons faire le tour des régions, voir les membres, faire en sorte de les regrouper dans des cellules, des filières», a-t-elle fait savoir le samedi dernier, au cours d’une conférence de presse. En a croire l’actuelle présidente du Rasef, aucune filière ne sera en reste. Celle qui, elle-même, s’est investie dans l’agriculture et qui a ses propres champs au Walo assure que la production, la transformation, l’exportation, l’agriculture, la pêche, le commerce, l’artisanat seront au menu de ses préoccupations. La nouvelle présidente se fixe de nouvelles perspectives de développement, d’accompagnement, de formation et de rencontre, de partenariat national, international et sous régionale aussi bien dans la pêche, l’agriculture que le commerce.
La nouvelle secrétaire générale du Rasef, Mme Fatoumata Soumano Ndao, n’est non moins enthousiaste quant aux nouvelles perspectives qui se dégagent. Outre la consolidation des acquis et la remobilisation des membres, la dame souligne que le Rasef a surtout la volonté d’accompagner la nouvelle génération et lui permettre d’accéder à des financements, mais surtout à quitter l’informel pour le secteur formel. «Nous sommes dans une phase transitoire où il faut restructurer le Rasef, remobiliser les membres et essayer de les amener du secteur informel vers le formel, amener les femmes vers l’industrialisation, développer l’agriculture, former les femmes dans les nouvelles techniques de transformation pour atteindre les marchés extérieurs. Nous entendons promouvoir les produits locaux. Et nous ne laissons même pas les femmes qui vendent du guerté tiaff», confie-t-elle.
Fort de 400 groupements de 50 à 150 personnes chacun, soit plus de 65 mille membres, le Rasef a les moyens de ses ambitions, du moins à en croire ses dirigeantes. Depuis sa fondation, ce réseau a d’ailleurs octroyé près de 9 milliards de F Cfa de financement aux femmes, dont 5 milliards dans les régions, a déclaré Adja Dior Diop. Bien au-delà de porter leurs seules ambitions, Mme Ndao est certain que les femmes ont également la capacité de mener le Sénégal vers l’émergence. Aussi interpelle-t-elle le Président Macky Sall à les soutenir davantage. «Les femmes sont travailleuses et ce sont elles qui font l’économie. Sans elles, aucune économie ne peut décoller. Nous disons à Macky de ne pas nous sous-estimer parce que le Sénégal appartient aux femmes. Nous sommes plus nombreuses que les hommes. Si les femmes sont formées, structurées, elles pourront atteindre l’émergence dont parle le Président», indique-t-elle.
aly@lequotidien.sn

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