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L’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adepme) et l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) ont signé hier, une convention cadre de partenariat pour l’accompagnement à la création d’entreprise de porteurs de projets sénégalais résidant en France. 50 étudiants vont ainsi bénéficier d’une aide à l’entrepreneuriat.

L’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adepme) et l’Office français de l’immigration et de l’intégra­tion(Ofii) s’engagent à aider des jeunes ressortissants sénégalais à entreprendre. Les deux entités ont signé hier une convention dans ce sens. Ladite convention rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 3 du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Un programme qui vise à promouvoir les initiatives de développement local, économique et social au Sénégal et d’accompagner les investissements productifs de la diaspora à travers la mobilisation des moyens et des compétences des ressortissants sénégalais établis en France, en Espagne, en Italie et en Belgique.
Le partenariat signé hier est destiné aux jeunes de la diaspora sénégalaise résidant en France et désirant valoriser leur cursus à travers une activité entrepreneuriale au Sénégal, afin de créer de la richesse et de l’emploi sur place et ainsi contribuer au développement du Sénégal.
Au total 50 potentiels porteurs de projets sénégalais plus particulièrement des étudiants vivant en France identifiés par l’Adepme et l’Ofii bénéficieront chacun de 10 mille euros, soit environ 6 millions de francs Cfa, selon le Directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira. Qui revient sur l’intérêt d’un tel projet. «Ce partenariat va permettre à une cinquantaine d’étudiants sénégalais de bénéficier d’un soutien technique et financier pour la création de leurs entreprises au Sénégal», a-t-il dit.
En effet, explique-t-il, les étudiants volontaires d’un retour bénéficieront d’un accompagnement de l’Adepme à travers des conseils et orientations et l’élaboration d’une étude d’un projet de création d’entreprise. Cet appui sera ainsi complété par une subvention de l’Ofii destinée à accompagner le démarrage des activités.
Il a, par ailleurs, mentionné que dans le cadre de la mise en œuvre du Paisd 3, l’Adepme a déjà organisé des missions de communication et de formation des migrants. D’ailleurs, les dernières missions des équipes de l’Adepme en décembre, «ont pu permettre de rencontrer 305 porteurs de projets et former 219 migrants dans l’entrepreneuriat dans les 4 pays concernés par le programme». A cette date, révèle M. Diabira, 182 demandes sont prises en charge par leurs services et 6 comités de sélection de projets ont déjà été organisés. Avec cette dynamique, M.Diabira et ses collaborateurs ont bon espoir que le projet atteindra ses objectifs.
Stéphane Darmas, directeur de l’Ofii, pour qui cette convention s’inscrit pleinement dans les objectifs et les missions historiques de l’Offi au Sénégal, a en effet rappelé : «Depuis 1984, l’aide à la réinsertion des migrants de retour dans le tissu économique sénégalais, est une priorité pour nous.» M. Darmas a souligné en outre que les bénéficiaires de l’accord bilatéral jeunes professionnels signé en 2001 entre le Sénégal et la France pourront aussi être concernés par ce programme.
Pour le bon déroulement du projet, Adepme et l’Ofii comptent, selon lui, sur l’ensemble de leurs partenaires à la fois sénégalais et français pour participer pleinement à l’identification des candidats sur la promotion universitaire 2019/2020. «Nous pourrons compter sur l’agence de campus France et son réseau ainsi que sur les associations estudiantines sénégalaises présentes en France, afin de diffuser l’information auprès des étudiants sénégalais», a affirmé M.Darmas.
mfkebe@lequotidien.sn 

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