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Ce n’est pas un hasard si toutes les écuries européennes lui font les yeux doux. Considéré comme l’un des meilleurs défenseurs centraux au monde, Kalidou Koulibaly, qui a fêté hier ses 27 ans, a encore fait étalage de sa classe en muselant la star polonaise, Robert Lewandowski. Le défenseur central des Lions rejoue Sénégal-Pologne (2-1) et parle de l’impact de leur coach Aliou Cissé sur leurs performances.

On attendait beaucoup Lewandowski, finalement on a plutôt vu une solide défense sénégalaise. Vous avez gagné le pari ?
Je crois qu’on a muselé toute l’Equipe polonaise. Mais, il n’y avait pas que moi. C’est toute l’équipe qui a bien défendu : Salif Sané, Moussa Wagué ou encore Sabaly. Si l’équipe a bien défendu, c’est positif pour tout le monde. On voit derrière qu’on est capables de marquer et de jouer vers l’avant. On sait qu’on doit encore progresser. Mais le plus important, c’était de gagner le premier match.

Comment ça se passe avec Salif Sané dans l’axe, en l’absence de Kara Mbodji ?
Salif est un très grand joueur. Aujourd’hui, il va jouer dans un club qui va même jouer la Ligue des Champions (Schalke 04). Cela prouve le talent qu’il a. Et là, on commence à bien à s’entendre. On sait que c’était difficile parce qu’on n’a pas très souvent joué ensemble. Vu que c’est un joueur de qualité, c’est plus facile. On s’entraide, on se donne des conseils. Vu qu’il a aussi de l’expérience et du fait qu’il joue en Bundesliga, c’est important. Tous les joueurs sont importants. Cela prouve qu’on est une vraie famille, qu’on s’entraide les uns les autres. C’est très positif. Tout le monde a bien défendu. Les attaquants Mame (Biram Diouf) et Mbaye Niang ont bien couru. Cela nous a facilité la tâche derrière. On sait qu’en jouant en équipe, on peut battre n’importe qui. On sait qu’on peut faire encore mieux. On ne peut qu’aller de l’avant maintenant.

Comment avez-vous trouvé la prestation de Moussa Wagué ?
Il a fait un très bon match. On sait qu’il était attendu. C’est un jeune joueur qui vient de Belgique, méconnu (Kas Eupen). Aujourd’hui, il a montré qu’il avait le niveau international. Je suis content pour lui. C’est quelqu’un de très discret, qui écoute bien, qui ne cesse de progresser. Aujourd’hui, on l’a vu sur un match de Coupe du monde, surtout à ce niveau-là, je suis content de lui.

C’est le cas de Ismaïla Sarr aussi ?
C’est un petit «phéno» aussi. Ismaïla, c’est une bombe sur les côtés. On l’a encore vu aujourd’hui (mardi). C’est un super joueur et il fait les efforts défensifs. C’est le cas pour toute l’équipe. Même Sadio (Mané) a couru autant que Ismaïla. C’est très positif. C’est le chemin qu’on doit prendre.

Vous êtes en train d’écrire votre propre histoire ?
On a montré qu’on pouvait être un grand d’Afrique. A nous de continuer comme ça. On sait qu’il y a un prochain match qui sera très difficile contre le Japon (dimanche). On a vu qu’ils ont gagné contre la Colombie. On va préparer dès demain (hier) ce match. Mais avant, on va prendre plus de force avec nos familles ce soir. C’est vrai qu’on essaie d’écrire notre propre histoire. On sait qu’au Sénégal, on pense beaucoup à la Génération 2002. Maintenant, il y a une Géné­ration 2018. On l’a montré ce soir (mardi). Il faut qu’on continue comme ça. Il ne faut pas trop se monter la tête. On a fait un bon match, mais il reste deux gros matchs à jouer pour se qualifier et on va tout faire pour y arriver.

Qu’est-ce que Aliou Cissé vous a dit en entrant sur le terrain ?
Il nous a dit de rester tranquilles, de ne pas avoir de pression. La chose dommageable dans une Coupe du monde, ce n’est pas de jouer à son niveau, mais surtout jouer avec la frousse. On a montré qu’on avait le niveau pour jouer une Coupe du monde. Le plus important, c’était d’être compact, jouer en équipe. On l’a fait. On a vu aussi que tout le monde était capable de marquer dans cette équipe. Cela fait plaisir. Tous les 23 joueurs ont participé à ce succès. C’est positif.

On sent un groupe qui vit bien. Et quand le coach dit que l’adversaire du Sénégal, c’est le Sénégal. Cela vous inspire quoi ?
Il a raison. L’adversaire du Sénégal, c’est le Sénégal. Cela fait quelques années qu’on voit que le Sénégal est devenu un groupe. Il n’y a plus d’individualités. On joue tous ensemble, même si on sait qu’on a des joueurs individuels qui sont très forts. Maintenant, c’est positif, on va continuer comme ça à être une famille.

Qu’est-ce que Aliou Cissé vous apporte depuis le début de cette aventure ?
Il nous apporte beaucoup. Sur le plan africain, il a l’expérience. Il a aussi joué la Coupe du monde (en 2002). Aujourd’hui, il nous apporte beaucoup de sérénité. Il nous a donné tous les conseils. C’est positif. Tout est bon à prendre de lui et du staff. C’est un staff très compétitif avec beaucoup d’expérience pour avoir déjà vécu une Coupe du monde (En plus de Cissé, il y a Omar Daff, Lamine Diatta et Tony Sylva). A nous de tout prendre pour jouer la nôtre.

Au-delà du système, il y a aussi de la motivation qu’il vous apporte ?
Il nous incarne le patriotisme. C’est quelqu’un qui vit pour son pays. C’est important pour nous. On sait qu’on joue pour 15 millions de Sénégalais, mais aussi pour tous les Sénégalais du monde. Et même aujourd’hui pour tous les Africains. On doit avoir cela en tête quand on joue. On a fait un bon match contre la Pologne, il faut vite se concentrer sur le prochain contre le Japon.

Un message pour les Sénégalais qui sont tous derrière vous ?
Ça fait plaisir ! C’est normal. On joue pour eux. Je me souviens quand on s’est qualifiés pour la Coupe du monde du spectacle qu’on avait à Dakar. Maintenant, j’espère qu’ils vont bien fêter cette victoire. Maintenant, nous on va se remettre au travail dès demain (hier). Cela fait plaisir que ton pays, ton continent soient contents de tes performances.

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