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Accrochée en marge de la clôture du séminaire de formation sur la gestion axée sur les résultats, la directrice de la Formation et du développement sportif tire le bilan de cette rencontre. Mme Marième Kane Diallo n’a pas manqué de décliner les nombreux chantiers en vue de la structure qu’elle dirige au ministère des Sports.

Qu’est-ce qu’on peut retenir des trois jours du séminaire de formation sur la gestion axée sur les résultats ?
Au cours de ces trois jours, nous avons appris ce qu’étaient les outils de la Gar, c’est-à-dire la Gestion axée sur les résultats. Mais surtout, comment appliquer la Gar aux objectifs qui nous sont fixés par la lettre de politique sectorielle du secteur du sport. Nous avons fait des ateliers au cours desquels les quatre programmes du ministère des Sports ont été révisés. Des exercices pratiques qui nous permettent d’atteindre nos objectifs de résultats. Donc, on peut tirer un bilan satisfaisant. Maintenant, ce qui est attendu des séminaristes, c’est qu’ils puissent mettre en œuvre ce qu’ils ont appris au cours de ces trois jours de séminaire.
Quels sont les recommandations ou les points sur lesquels les formateurs ont mis l’accent pour obtenir les résultats escomptés ?
C’est surtout par rapport à la mise en œuvre des outils de la Gar. Nous avons recommandé aux régionaux qui ont des difficultés de se référer au Bom (Bureau organisation et méthode), à la Cep, aux services de la Planification qui sont au niveau des régions, s’ils ont des difficultés. Le Bom a mis à disposition des experts qui ont délivré la formation. Il a été demandé aux services décentralisés de se rapprocher des services de la Planification, au niveau des concentrés lorsqu’ils ont des difficultés en termes de Planification ou de mise en œuvre des objectifs de la Gar. Il faut dire que c’est le deuxième séminaire du genre, parce qu’il y a eu un premier qui a été organisé en 2015 et celui-ci était destiné à approfondir les acquis qu’on a eus en 2015.
Il a été beaucoup question de la violence comme un frein dans la gestion axée sur les résultats. Qu’est-ce qui a été retenu à ce propos ?
C’était un cas pratique qui a été pris en exemple pour étude et pour recommandations. Nous avons diagnostiqué quels ont été les facteurs qui aboutissaient à la violence, quelles sont les propositions de solution par rapport à cette violence. Et un certain nombre de recommandations sont ressorties et seront soumises à l’autorité pour leur mise en œuvre afin que les violences puissent être définitivement jugulées dans nos stades.
La violence peut être un frein dans le développement de notre sport. Et cela, à tous les niveaux. Non seulement, un frein sur le plan des résultats sportifs, mais par rapport même au financement du sport. Parce que les sponsors vont se retirer s’il y a de la violence, les stades seront moins fréquentés, le taux de fréquentation va baisser. Donc, cela va impacter même l’économie du sport. S’il n’y a pas match, tout ce qui tourne autour du stade, les vendeurs ne pourront pas vendre leurs produits. C’est valable pour tous les services qui gravitent autour du sport. Ces derniers ne pourront offrir les prestations. La violence impacte négativement à tous les niveaux et à tous les échelons dans le développement du secteur.
Au-delà de celle axée sur la gestion des résultats, est-ce qu’il est prévu d’autres formations au courant de l’exercice ?
Bien évidemment ! On a carrément élaboré un plan national de formation des acteurs du sport. C’est un plan qu’on a élaboré après des études-diagnostics du secteur, sur les besoins en formation. Au-delà du ministère et de ses agents, du mouvement associatif, des fédérations… La mise en œuvre démarre cette année. Le ministre a consenti à mettre un budget, cette année, pour démarrer la mise en œuvre du Plan de formation. Donc, au-delà de la formation sur la Gar, nous avons pour 2017, des formations en vue sur la gestion des infrastructures sportives par rapport à la dégradation qu’on remarque parfois après réhabilitation.
Pour trouver des solutions à tout cela, nous avons prévu de faire une formation en gestion des infrastructures. Cela va de l’entretien de pelouse aussi bien synthétique que naturelle, à tout ce qui est système d’arrosage, de vidéo-surveillance. On va former les préposés des stades de toutes les régions, aussi bien à Dakar qu’à l’intérieur du pays, en gestion des infrastructures sportives. On a également prévu une formation dans la confection de matériels sportifs. On s’est rendu compte que tout le matériel, qui était utilisé dans le domaine du sport, était du matériel importé. On s’est dit que des ballons, on peut en faire ici, de même que les filets… Cela participe à l’économie du sport. Ça peut créer de l’emploi et générer des revenus. On a des experts qui peuvent former des jeunes à faire des ballons, des filets, des maillots, tout le petit matériel sportif dont on a besoin et à moindre coût pour les populations. On a aussi prévu de faire une formation pour tous ceux qui interviennent dans la gestion financière parce que c’est une recommandation qui nous a été faite lors du dernier audit de 2015 du ministère. Enfin, on a prévu de faire une formation en gestion des projets et programmes et en management des organisations sportives. Donc, tout cela constitue le Plan de travail annuel du ministère en termes de formation.
C’est un énorme chantier qui attend donc la direction de la Formation et du développement sportif du ministère des Sports ?
Effectivement ! C’est un énorme chantier. Il faut dire que la fonction première de la Direction, c’est de former des entraîneurs. Cette année, on n’en a pas beaucoup formé, parce que beaucoup de fédérations sont engagées dans des compétitions internationales. Pour le football, on avait en attente six stages de formation dont deux de premier degré et deux de deuxième degré. Mais, il se trouve que dernièrement, la Direction technique nationale de football nous a informés que la Caf a suspendu les stages de formation pour la révision des contenus de formation. C’est pour cela que nous sommes en attente. Mais pour les autres disciplines, je pense qu’on pourra faire quelque chose cette année.

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