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Le coordonnateur de Rewmi du département de Guédiawaye se réjouit des retrouvailles Macky-Idy. Pape Samba Fall, qui s’était déclaré candidat aux Locales, attend désormais le mot d’ordre de son parti puisque «la donne a changé». Le rewmiste de Wakhinane Nimzat constate, cependant, que le maire Aliou Sall n’a pas changé le visage de la ville.

Comment avez-vous accueilli le ralliement de votre leader, Idrissa Seck, à la majorité présidentielle ?
Ce que nous pouvons dire, c’est que le président de la République a vu en Idrissa Seck un intellectuel, un travailleur qui peut l’aider sur beaucoup de choses. Quoi qu’on puisse dire, c’est un républicain et il l’a dit lors de sa déclaration, quand notre pays est frappé par une crise, tous ses fils doivent être présents et faire face. Mais cela n’a pas quand même empêché qu’il y ait des gens mécontents dans son parti ; d’autres ont même démissionné. Nous les comprenons, mais nous devons aussi prêter main forte au président de la République dans ce contexte économique et social incertain causé par la pandémie du Covid-19.

D’aucuns pensent que Idrissa Seck est un pion que le Président Macky est en train de préparer pour la Présidentielle de 2024. Etes-vous de cet avis ?
Nous ne sommes encore en 2024, donc on ne doit pas spéculer sur ce sujet. Le Sénégal, à l’heure actuelle, a besoin à tous ses fils. Le Président Idrissa Seck n’a pas rejoint l’Apr, il a décidé de travailler avec le Président Macky Sall pour sortir le Sénégal de ses problèmes. Et c’est normal que Idy puisse apporter sa pierre à l’édification de ce pays. Il est différent des autres opposants. Si je prends le cas de Ousmane Sonko, c’est un phénomène qui va disparaître bientôt. Le Sénégalais n’aime pas l’injustice, et il tombe vite sur les personnes qui se victimisent. C’est ce qui est arrivé au défunt Djibo Ka quand il avait quitté la Ps, ou comme Moustapha Niasse plus tard. Et c’est cet atout dont bénéficie Ousmane Sonko aujourd’hui. Et il ne faut pas oublier qu’il est député grâce au plus fort reste.

Etes-vous prêts à travailler justement avec l’Apr et la coalition Benno bokk yaakaar de façon générale ?
Nous sommes dans un parti, nous avons nos ambitions, mais la donne va changer. En tant que militants disciplinés, nous allons suivre la décision du parti. Si le parti dit qu’on doit travailler avec l’Apr au sein de Bby, je pense qu’il n’y aura aucun problème.

Rewmi présentera-t-il un candidat dans le département de Guédiawaye ?
Moi-même j’ai été programmé pour être candidat. Mais au vu de ce qui s’est passé entre-temps, nous ne pouvons qu’attendre les décisions du parti. Si le parti juge qu’on doit aller avec eux, il n’y aura aucun problème. Nous écoutons le président Idrissa Seck qui a le dernier mot.

Le problème est que depuis la Présidentielle de 2019, votre parti est en léthargie dans le département. Qu’est-ce qui s’est passé ?
Nous étions dans une très grande coalition qui été dirigée dans le département par le président du Grand parti, Malick Gakou. Et c’est vrai que depuis, nous n’avons pas tenu de réunion. Pour moi il n’y a pas de léthargie parce que le travail se faisait au niveau de la base par les responsables. Et désormais, le parti va être réactif, des visites de proximité sont en prévues et nous irons à la rencontre des militants de Guédiawaye.

Aliou Sall a-t-il changé le visage de Guédiawaye comme il l’avait promis ?
J’avais pensé que Aliou Sall serait un atout pour le département en tant que frère du président de la République. On pouvait, par son intermédiaire, bénéficié de beaucoup de choses. Certes il a eu à faire quelques réalisations, mais Guédiawaye est une ville où il n’y a pas d’usine ni d’entreprise. Ce qui fait que le taux de chômage est extrêmement élevé. Donc, Aliou Sall devait investir dans la création d’entreprises en allant chercher des partenaires. Cela aurait permis au moins de voir la ville changer de visage. Nous avons grandi ici et depuis qu’il est là, il n’y a aucun changement. Toutes les réalisations qui ont été faites ici sont des projets de l’Etat, aussi bien le pavage que les lampadaires. Encore une fois, des pas ont été accomplis mais ça reste insuffisant.

Quelle lecture faite-vous du bilan du Président Sall ?
Il y a des hauts et des bas. Mais l’Etat devrait être beaucoup plus réactif sur beaucoup de choses. Par exemple, aujourd’hui tous nos enfants sont en train de quitter le pays en bravant la mort pour se rendre en Europe. Sur ce point, il urge que l’Etat trouve des voies et moyens pour retenir notre jeunesse. Et si on ne peut leur donner de l’emploi à court terme, il faudra alors prendre toutes les dispositions de surveillance de nos côtes pour empêcher ces embarcations précaires. Ce qu’ils font est suicidaire et rien ne peut le justifier. Cette crise n’a épargné aucun pays, y compris les plus développés.

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