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Le ministre de l’Environnement et du développement durable a fait savoir que des quantités importantes de produits plastiques prohibés ont été saisies depuis l’entrée en vigueur de la loi sur les déchets plastiques il y a trois mois. Seulement, il est constaté que «le marché continue d’être approvisionné comme si de rien n’était». Face à cette situation, le ministre informe que «les sanctions pénales prévues par la loi seront désormais appliquées».

Trois mois après l’entrée en vigueur de la loi n° 2020-04 du 8 janvier 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques, l’heure est au bilan à mi-parcours des opérations qui ont été menées pour la bonne application de la loi. Le ministre de l’Environnement et du développement durable informe que «sur toute l’étendue du territoire, 73 opérations de suivi de l’application de la loi ont été conduites pour veiller à sa bonne application et mettre un terme aux activités des contrevenants». D’après Abdou Karim Sall, environ «62 tonnes de produits plastiques ont été saisies et stockées en lieu sûr, compte non tenu des saisies opérées par les douanes». Toutefois, le ministre renseigne que malgré tous ces efforts, il est constaté que le marché continue d’être approvisionné «comme si de rien n’était». Et, ajoute-t-il, des «produits plastiques interdits continuent de circuler dans les lieux de commerce». Pour faire face à cette situation, M. Sall indique que «les opérations vont se poursuivre sans faiblesse aucune». Selon lui, «en plus des saisies menées jusque-là, les sanctions pénales prévues par la loi seront désormais appliquées». Dans la même veine, il informe que «les constats d’infraction seront communiqués au Parquet pour que des poursuites judiciaires soient engagées à l’encontre des contrevenants afin que force reste à la loi». Faisant dans la sensibilisation, Abdou Karim Sall appelle «tous les acteurs, services techniques de l’Administration, populations, commerçants, industriels à se conformer à la loi». Il leur est aussi demandé «de faire preuve d’écocitoyenneté et de sens des responsabilités pour soutenir les efforts du gouvernement dans cette bataille contre la pollution plastique dont l’incidence négative sur le milieu naturel et le cadre de vie des populations n’est plus à démontrer».

73 opérations de suivi menées et 62 tonnes de produits prohibés saisies
Par ailleurs, le ministre a salué, «malgré les difficultés rencontrées, l’élan de citoyenneté dont certains commerçants et industriels ont fait preuve en promouvant les produits alternatifs». «Il n’est pas rare de voir dans certains marchés et grandes surfaces des sacs en papier et en tissu à la place des sachets plastiques, des gobelets en papier à la place des gobelets en plastique dont les déchets jonchent quotidiennement nos rues et ruelles», s’est-il réjoui. Pour lui, ces efforts doivent être amplifiés pour que le marché soit bien approvisionné. Le ministre, qui informe que plusieurs opérateurs économiques se sont rapprochés de son département pour présenter leurs projets de mise en place d’unités de fabrication de produits alternatifs, déclare qu’il va entreprendre «les démarches nécessaires auprès des structures concernées de l’Etat et du secteur privé pour voir dans quelle mesure nous pourrons travailler main dans la main pour accompagner ces initiatives et les démultiplier partout sur le territoire national». Dans cette dynamique, il annonce dans les jours à venir «des consultations dans le cadre de la mise en place du système de la consigne pour faciliter la collecte et le recyclage des bouteilles en plastique et le mécanisme d’opérationnalisation de la responsabilité élargie des producteurs». Ces initiatives, rappelle-t-il, «ouvriront de nouvelles opportunités d’activités économiques et d’emplois verts pour les jeunes, dans une logique d’économie circulaire».

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