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L’Afrique s’est dotée d’un plan d’action pour la conservation des oiseaux migrateurs et des zones humides. Durant les 9 prochaines années, elle compte apporter sa contribution pour conserver ces oiseaux et les zones humides dont ils dépendent. Une manière pour le continent de lutter contre la pauvreté et de préserver la biodiversité.

Grâce à ce nouveau plan d’actions 2019-2027 pour la conservation des oiseaux migrateurs et des zones humides, l’Afrique devra jouer une part importante. Dans la mesure où, estime Jacques Trouvilliez, c’est un continent qui «accueille des oiseaux migrateurs qui se reproduisent en Europe et qui passent la mauvaise saison en Afrique. Mais également des oiseaux, qui ne vivent que sur le continent africain qu’il faut protéger comme la grue couronnée par exemple», explique le secrétaire exécutif de l’Accord sur la conservation des oiseaux migrateurs d’Afrique et d’Eurasie (Aewa acronyme anglais). C’est la raison pour laquelle des représentants de gouvernants et d’Ong internationales, des experts venus des différents régions d’Afrique se sont réunis à Dakar pour, pendant 3 jours, discuter des stratégies de conservation de ces oiseaux migrateurs pour les 9 prochaines années. «Nous avons échangé ensemble quelles étaient les meilleures stratégies à mettre pour, à la fois, conserver les oiseaux et les zones humides dont ils dépendent», soutient M. Trouvilliez. Cela est capital, selon les experts, qui soulignent l’impérieuse nécessité de démontrer que les oiseaux migrateurs contribuent à la lutte contre la pauvreté soit par le développement de projets d’écotourisme soit parce qu’ils constituent dans certains endroits, une viande de brousse. Il faut donc, insistent les acteurs, s’assurer de ce développement durable.
Le directeur des Parcs nationaux du Sénégal, colonel Lamine Kane, pour sa part, appelle les décideurs à une meilleure intégration de la conservation de la biodiversité dans les politiques. Cela, ajoute-t-il, passe par un plaidoyer mais au-delà par une bonne communication. Pour le colonel, il faut gérer les zones humides et des oiseaux migrateurs, qui constituent des aspects importants dans le cadre de l’évaluation des biens et services écosystémiques. Au Sénégal, beaucoup d’efforts ont été consentis avec l’aide des partenaires mais des difficultés subsistent, notamment la reconversion des zones humides par rapport aux pressions qui s’exercent sur elles. Il y a des difficultés liées aux moyens pour assurer une gestion durable de ces oiseaux migrateurs, qui fréquentent essentiellement des zones humides. Le colonel Kane relève aussi un déficit d’expertise pour la gestion des zones humides et des oiseaux migrateurs.
Tout de même la Direction des parcs nationaux travaille la main dans la main avec le secrétariat exécutif de Aewa qui lui trouve des fonds et l’aide lui permettant de poursuivre les projets de conservation. L’accord sur la conservation des oiseaux migrateurs d’Afrique et d’Eurasie est un traité des Nations-Unies, qui rassemble 76 pays.
ndieng@lequotidien.sn

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