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Pour promouvoir l’exportation de l’économie verte, le ministre de l’Environnement et du développement durable a lancé hier l’Examen national de l’export vert (Enev). Un projet qui a pour objectif d’écouler les produits du secteur dans d’autres marchés.

Le ministère de l’Environ­nement et du développement durable promeut l’exportation des produits locaux. Les premiers jalons ont été posés hier avec le lancement de l’Examen national de l’export vert (Enev) qui vise également la promotion de l’économie verte dans un contexte mondial marqué par les changements climatiques. Un projet qui «offre au Sénégal des opportunités économiques importantes». «Cet atelier va statuer sur l’exportation verte. Aujourd’hui, il y a un certain nombre de questions dans le monde comme la dégradation de l’environnement. C’est l’occasion de promouvoir l’économie verte. Et dans ce cas, le secteur du commerce ne peut être laissé en marge. Donc, il est important pour un pays comme le Sénégal d’exporter de nombreux produits verts», estime Henri Mathieu Lô, conseiller technique au ministère de l’Environnement et du développement durable. En outre, il soutient que le Sénégal doit profiter de la rentabilité de certaines filières comme la balanite aegeptiaca (soump) dont le litre d’huile s’échange à 16 mille francs Cfa. «Ne serait-ce qu’en matière d’organisation de cette filière, il y a un enjeu très important. J’ai cité le ‘’soump’’, mais on pourrait citer d’autres pour lesquelles il faut une organisation en collaboration avec beaucoup d’autres institutions et principalement le ministère de l’Environnement et du développement durable, celui du Commerce pour que le pays puisse en tirer le maximum de profits», ajoute-t-il. Au Sénégal, d’autres produits sont aussi ciblés dans le cadre de l’Enev : il s’agit de la filière anacarde, des produits halieutiques, la mangue, la banane et les produits cosmétiques à base d’ingrédients naturels. Il concerne pour le moment 9 pays dont le Sénégal. Un projet qui suscite déjà l’engouement des acteurs, selon Malick Kane, conseiller technique du projet, par ailleurs représentant de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnccd).  «Ce programme a été très bien accueilli, notamment au Sénégal, avec une participation très large des acteurs commerciaux. Chaque pays veut promouvoir son développement durable avec l’Enev qui s’intéresse aussi à la promotion des produits spécifiques», assure-t-il. Par ailleurs, Malick Kane souligne que le Sénégal «a d’importants atouts pour s’ouvrir aux autres marchés, surtout avec le Pse et les capacités de transformation». Pour ce qui est de la sélection des produits à exporter, les critères sont la compétitivité, l’impact social, la création de valeurs, les besoins des filières et l’engagement des acteurs.
Stagiaire

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