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Promouvoir et servir les compagnies aériennes africaines et aussi défendre l’industrie de l’aviation en Afrique, telle est la mission que s’est assignée l’Association des compagnies aériennes africaines. L’Afraa œuvre ainsi, à côté des Etats et des parties prenantes, pour lever les contraintes auxquelles les compagnies aériennes sont confrontées. Entre autres difficultés, le Secrétaire général de cette association professionnelle basée à Nairobi, au Kenya, souligne «les taxes et redevances élevées imposées par les gouvernements, la faible connectivité intra-africaine et les restrictions d’accès au marché, les fonds bloqués dans certains Etats qui sont les revenus générés par une compagnie aérienne dans ses opérations à l’étranger et qui ne peuvent être transférés pour une raison quelconque, ainsi que le prix excessif du carburant d’avion, pour ne citer que ceux-là.
Selon les données, ces conditions ont un impact négatif sur la capacité des compagnies aériennes africaines à accroître leur empreinte et à offrir des tarifs compétitifs aux passagers pour augmenter leur trafic».
Toutefois, indique Abdérah­mane Berthé, en visite à Dakar la semaine dernière, l’aviation africaine demeure «un secteur à croissance rapide, très prometteur pour la prospérité économique du continent». Mais précise l’ingénieur de l’aviation civile, «les transporteurs africains ne deviendront rentables et compétitifs au niveau mondial que lorsque toutes les parties prenantes de l’écosystème adoptent les meilleures pratiques qui favorisent un environnement propice pouvant aider les compagnies aériennes à se développer et à récupérer les routes les plus rentables d’Afrique qui sont actuellement dominées par les transporteurs étrangers».
Selon le rapport annuel 2019 de l’Afraa, le transport aérien en Afrique soutient actuellement 6,2 millions d’emplois, contribue à 55,8 milliards de dollars de Pib et devrait croître à un taux annuel de 4,6 % au cours des 20 prochaines années. Cette croissance du trafic s’accompagne de plus en plus d’une expansion des lignes aériennes africaines.
Pour l’Afraa, «l’opportunité de croissance de l’Afrique sera largement débloquée grâce à l’intégration régionale sur le continent. Le Marché unique du transport aérien en Afrique (Saatm), l’Accord de libre-échange continental africain (Acfta) et le Protocole relatif à la libre circulation des personnes et des biens constituent des projets phare qui devraient améliorer la connectivité intra-africaine et ainsi faciliter les voyages, le commerce, le tourisme, les affaires et le développement socio-économique sur le continent».
dialigue@lequotidien.sn

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