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Le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière (Prcm) et ses partenaires veulent une meilleure gestion des zones humides côtières. C’est dans ce cadre qu’ils vont mettre en œuvre un plan d’actions financé à hauteur de 6,5 millions d’euros sur la période 2018-2022.

Pour une meilleure gestion des zones humides côtières, le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière (Prcm) et ses partenaires ont lancé un plan d’actions «destiné à mettre en place un suivi environnemental et informer les acteurs sur la meilleure façon de gérer les zones humides côtières en favorisant à la fois des moyens de subsistance durables aux populations et le maintien d’une riche biodiversité». Financé à hauteur de 6,5 millions d’euros sur la période 2018-2022, ce plan d’actions est composé de 7 projets, et couvre 4 sites dans 3 pays et mobilise près de 27 partenaires pour la mise en œuvre des activités. Lors d’une conférence de presse mercredi, le directeur général du Prcm, Ahmed Senhoury, a fait savoir que ce plan d’actions est une combinaison d’interventions internationale, nationale et locale.
Dans un document de présentation dudit projet, on précise que «l’un des principaux moteurs est l’amélioration des capacités locales et le transfert de connaissances et des responsabilités aux partenaires locaux». Ce plan d’actions concerne quatre sites prioritaires : le banc d’Arguin en Mauritanie, l’archipel de Bijagos en Guinée Bissau et les deux deltas du fleuve Sénégal, celui que partagent la Mauritanie et le Sénégal et le delta du Saloum. Concernant cette zone, le commandant Ibrahima Diédhiou de la direction des Parcs nationaux informe que les activités vont concerner la préservation des zones humides de la biodiversité, le suivi écologique, le suivi des oiseaux, la surveillance, la question de recherche et l’utilisation durable des ressources.
Expliquant le choix porté sur ces sites, les partenaires dans la mise en œuvre de ce projet soulignent que «ces zones sont affectées par diverses activités économiques (pêche, tourisme, exploitation du pétrole et du gaz, barrages hydriques, infrastructures) et pâtissent d’une gestion non durable». A cela, on ajoute le fait que «les populations d’oiseaux migrateurs déclinent dans la région, et les rendements de la pêche ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient par le passé». «Il est donc essentiel de mettre en place un suivi environnemental et d’informer les gestionnaires et les décideurs sur la meilleure façon de gérer les sites en favorisant une riche biodiversité et des moyens de subsistance durables aux populations», a-t-on expliqué.
dkane@lequotidien.sn

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