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Le ministre de la Microfinance et de l’économie solidaire, Aminata Angélique Manga, appelle les jeunes et les femmes de la Casamance à mettre sur pied des projets «structurants et innovants», en vue de «lancer définitivement l’envol économique» de cette partie méridionale du Sénégal. Intervenant dimanche à Ziguinchor au cours d’un meeting au quartier Lyn­diane, Mme Manga a invité les jeunes et les femmes de la Casa­mance, partie du Sénégal dont elle est originaire, à mettre sur pied des projets «structurants et innovants pour lancer définitivement l’envol économique de la zone sud qui a une part importante dans l’objectif de développement et d’émergence que s’est fixé l’Etat» sénégalais.
«Nous sommes en train de travailler pour faire de cette économie solidaire l’un des piliers de notre développement. Nous invitons les femmes et les jeunes à réfléchir sur des projets bancables et fiables en vue de trouver les financements nécessaires (…)», a-t-elle ajouté au cours de ce meeting.
A l’initiative des partisans et militants de l’Alliance pour la République (Apr, au pouvoir), ce rassemblement a enregistré la participation de plusieurs responsables de Benno bokk yaakaar (Bby), la coalition présidentielle.
Elle s’est félicitée de la décision du chef de l’Etat Macky Sall de confier le ministère de l’Economie solidaire «à une fille de la Casamance. C’est un grand défi que nous comptons relever avec vous et l’ensemble des Sénégalais», a-t-elle lancé, en présence notamment de ses partisans. «L’Economie solidaire n’est pas une mince affaire. 80% de l’économie nationale repose sur l’économie solidaire et la microfinance. Cette composante prend en compte aussi bien les jeunes que les femmes», a notamment déclaré Aminata Angélique Manga.
Elle a ensuite fait «le bilan social et économique» de l’année qui vient de se terminer et évoqué les perspectives de la nouvelle année 2018, en matière notamment de développement économique. «Macky Sall a fait de la Casamance une sur-priorité nationale avec des projets visibles dans les domaines du transport, des infrastructures, du tourisme et de la pêche», a-t-elle affirmé.
Une rébellion née dans cette partie du Sénégal en 1982 avait atteint son pic dans les années 1990, entravant le plein développement de cette zone constituée des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Le conflit a baissé grandement en intensité depuis les années 2000, une situation qui a favorisé le retour des réfugiés et la relance des activités économiques d’une région jadis considérée comme «le grenier du Sénégal», en attendant une paix définitive.
De fait, une accalmie est observée depuis quelques années en Casamance, une situation de «ni guerre ni paix» augurant de négociations pour une paix définitive.
Aps

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