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Hier, plusieurs acteurs ont été conviés à l’atelier de validation du projet de rapport du Sénégal sur la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel (Epu). Dans ledit document qui sera présenté à Genève en novembre prochain, le Sénégal évoque la situation des droits de l’Homme dans notre pays, notamment les enfants de la rue, la vie en milieu carcéral, les personnes vivant avec un handicap…

Après son passage en 2009 et 2013 devant le groupe de travail de l’Onu sur l’Examen périodique universel (Epu), le Sénégal va refaire le coup en novembre prochain à Genève. Notre pays présentera ses réalisations dans la mise en œuvre des 152 recommandations qu’il a acceptées parmi les 185 formulées par les Nations unies, lors de son dernier passage au Conseil des droits de l’Homme. Dans le projet de rapport qui a fait l’objet de partage hier entre acteurs, l’Etat livre les résultats obtenus dans le cadre du plan de retrait des enfants de la rue initié en 2016. Selon le document, au total 1 585 enfants dont 278 Sénégalais, 107 Maliens et 55 Guinéens ont été retirés de la rue. Et les 440, détaille le projet de rapport, composés de 225 garçons et 215 filles, étaient accompagnés de leur maman au nombre de 199. Pour ce qui est des 1 145 mômes restants non accompagnés, dont 1 131 garçons et 14 filles, on note 676 Sénégalais, 407 Bissau-Guinéens, 13 en provenance de la Guinée Conakry, 26 de la Gambie et 23 du Mali.
Par ailleurs, il est aussi mentionné que «pour leur réinsertion sociale, 24 familles et 15 écoles coraniques ont reçu des kits alimentaires, produits d’hygiène et enveloppes pour un coût de 40 millions 141 mille 200 francs Cfa», mais aussi 60 familles ont été enrôlées au Programme national de bourses de sécurité familiale et 15 daaras volontaires financés à travers des microprojets pour leur réinsertion.
Le point sur la situation des droits des personnes vivant avec un handicap n’a pas été oublié dans l’élaboration. Là, il est dit que depuis 2014, l’Etat, à travers le Programme national de réadaptation à base communautaire, a réalisé «57 mille 692 projets socioéconomiques individuels et collectifs pour ces personnes vulnérables pour un coût de 2,3 milliards de francs Cfa». Toujours en ce qui concerne l’accès de cette couche de la population aux services essentiels, le ministère de la Justice rappelle qu’à la date du 30 décembre 2017, 50 mille 006 cartes d’égalité des chances ont été produites. Egalement, 17 mille 192 personnes vivant avec un handicap ont été inscrites dans les mutuelles de santé, 25 mille 926 ont bénéficié de la bourse de sécurité familiale.
Le projet de rapport a consacré une partie aux efforts de l’Etat dans la lutte contre la surpopulation carcérale avec des constructions et réhabilitations faites entre 2013 et 2017 dans des établissements pénitentiaires de Dakar et de l’intérieur du pays. Ces mesures ont permis, selon les services du ministre Ismaïla Madior Fall, de faire passer «la capacité officielle des établissements pénitentiaires de 3 815 m2 en 2014 à 4 224 m2 en 2017». L’alimentation des détenus avec l’augmentation du pécule journalier qui est passé de 600 francs Cfa en 2013 à 1 023 francs Cfa cette année, soit une hausse de 423 francs Cfa, figure aussi dans la liste des réalisations citées. Sans oublier les 1 274 détenus condamnés et qui ont bénéficié de la libération conditionnelle, en plus des 8 205 prisonniers graciés entre 2013 et 2017.
Cependant, pour une meilleure prise en compte des droits de l’Homme au Sénégal, le gouvernement a des attentes pour le renforcement des capacités et demandes d’appui et d’assistance technique. Il s’agit, entre autres, du renforcement de l’assistance technique dans les domaines tels que la formation des magistrats, des avocats…, mais aussi celle des autorités politiques et autres agents publics, les membres de la société civile, la sensibilisation des populations et la vulgarisation des instruments.
msakine@lequotidien.sn

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