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Au cours d’une réunion hier, 7 ministères ont défini le plan pour l’opération 0 enfant dans la rue à l’horizon 2023.

La scène est saisissante et suscite l’interrogation : deux minots de moins de 10 ans, dont l’accoutrement laisse à désirer, errent dans les Allées Papa Guèye Fall. Maillots déchirés, pieds nus et à la merci du sol qui subit les rayons ultra corrosifs du soleil. Visage innocent, mine insouciante, bol sous les aisselles, ils slaloment vers les automobilistes avec comme objectif d’obtenir une pièce d’argent d’un bienfaiteur. Avec tous les risques liés à la sécurité. Pourtant, à quelques mètres de ces mendiants, précisément au 10ème étage d’un immeuble qui abrite le ministère de la Femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants, 7 ministères se concertent pour l’éradication de l’errance de la mendicité.
Au terme d’une rencontre de 2 heures, six mesures ont été prises pour l’opération 0 enfant dans la rue à l’horizon 2023. «Nos enfants sont encore des êtres en développement, ils naissent avec un potentiel humain dont l’optimisation est fortement tributaire de la relation avec la communauté d’adultes. Notre responsabilité est de veiller à ce qu’ils grandissent en bonne santé, avec une instruction et des compétences de vie qui leur permettent de réaliser pleinement ce potentiel pour contribuer à leur tour, une fois adultes, à la richesse de la Nation», a déclaré Ndèye Saly Diop Dieng, ministre de la Femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants hier au cours d’une réunion interministériel sur la politique de protection des enfants.
En effet, il a été décidé entre autres d’évaluer la Stratégie nationale de protection de l’enfant adoptée en 2013 en vue de renforcer les avancées et de dépasser les points critiques dans le processus d’aménagement d’un environnement favorable à l’épanouissement, au développement de toutes les catégories d’enfants sans exclusion.
L’autre chantier portera sur l’éradication de l’errance et de la mendicité des enfants dans la rue. Pour les autorités, cette question constitue une «priorité qui doit trouver une réponse définitive et irréversible». Pour cela, les acteurs espèrent un «changement de mentalité» chez les populations à travers un plan de communication à l’échelle sous-régionale. Enfin, les acteurs plaident pour l’adoption «en urgence» du projet de loi portant Code de l’enfant.

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