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La Délégation générale à l’entrepreneuriat compte investir avec le soutien de l’Etat et de la Banque africaine de développement près de 30 milliards de francs sur 3 ans dans l’agriculture à travers les fermes de l’émergence. Les responsables de la Der l’ont fait savoir mardi à l’ouverture d’une rencontre de trois jours entre leur structure et le ministère de l’Agriculture. «C’est un programme de structuration d’un montant de 26 milliards 998 millions francs, pour ériger des fermes dans les 45 départements du pays, à raison d’une ferme par département», a expliqué mardi Yaye Touti Diop, chargée de programme à la Der. Un programme qui va, selon elle, prendre en charge «les nombreuses contraintes que vivent les agriculteurs et qui ont pour nom, entre autres, faiblesse des infrastructures de stockage, manque d’équipements modernes pour la transformation». «Chaque ferme aura au maximum une surface de 50 hectares et les financements seront compris entre 100 et 200 millions de francs en fonction des activités. Dans chaque ferme, on aura 19 à 20 emplois permanents. Il y aura aussi dans chaque ferme un espace de vie afin de donner un autre regard que celui qu’on a de l’agriculture», a-t-elle fait savoir.
Elle a en outre indiqué que ce projet en était encore à l’état de proposition qui devrait au préalable être validé durant la rencontre de trois jours. «Nous avons jugé nécessaire et utile de travailler en parfaite symbiose avec le ministère (de l’Agriculture) pour non seulement l’identification, mais aussi l’élaboration et la mise en œuvre et le suivi-évaluation de ces projets et programmes que nous voulons faire pour les jeunes et les femmes de notre pays», a souligné pour sa part le directeur général de la Der, M. Pape Amadou Sarr. Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, qui a présidé la rencontre, s’est félicité à l’avance de l’initiative qui entre en droite ligne de la volonté de faire de l’agriculture le levier de la croissance. «La Der va créer plus d’opportunités pour les femmes et les jeunes. Investir dans l’entreprenariat, c’est investir dans l’avenir, c’est aussi redynamiser le secteur agricole à travers l’entreprenariat qui est le soubassement économique et l’alternative pour la création d’emplois massifs décents et durables», a assuré Moussa Baldé.

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