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La Nouvelle intelligence pour le développement de l’Afrique (Nida) constate avec «regret» et «consternation», les lourdes ponctions sur les salaires des enseignants. «Nous étions aussi surpris quand, au sortir d’une réunion au ministère des Finances, le collectif des syndicats déclare que le directeur du Budget leur a dit que ce qui venait de se passer est une erreur des services de son ministère. Notre parti dénonce jusqu’à la dernière énergie, la légèreté dans l’argumentaire pour justifier une telle forfaiture. C’est totalement irresponsable et irrespectueux de la conscience des Sénégalais que de vouloir réduire ces faits graves à une simple erreur technique», lit-on dans un communiqué.
Le président de ce parti ne cache pas son étonnement : «Si erreur il y avait, pourquoi n’avaient-ils pas rectifié à temps ?» Magatte Ngom souligne pourtant que les salaires étaient engagés «bien avant la fin du mois». «C’est tout simplement triste et anti républicain de recourir à de pseudo-méthodes pour soutirer de l’argent à de pauvres contribuables», fulmine-t-il. Et d’ail­leurs il s’interroge : «Ont-ils fait des erreurs sur les salaires des ministres et des députés ? Ont-ils commis des erreurs lorsqu’il s’est agi de distribuer avec trop de zèle, des enveloppes d’argent pour les besoins des fêtes religieuses ?»
En définitive, la Nida trouve qu’«opérer de manière sournoise des retenues sur des revenus déjà lourdement imposés, relève d’un manque d’humanisme et de considération pour l’école sénégalaise». Et ce, rappelle-t-on, au moment où les enseignants sont déjà «suffisamment traumatisés et démotivés par des accords non encore réalisés». La Nida exige, en conséquence, une «réparation immédiate» et des «sanctions exemplaires» contre les auteurs de ces «erreurs».
hamath@lequotidien.sn

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