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Prendre les dispositions nécessaires pour rapatrier tous les Sénégalais victimes du trafic de migrants en Libye. C’est la demande formulée par le Comité sénégalais des droits de l’Homme (Csdh). Dans un communiqué, cette organisation condamne ce «commerce d’esclaves» et appelle la Communauté internationale à prendre des mesures idoines pour mettre fin à cette pratique.

Le trafic des migrants de l’Afrique subsaharienne en Libye continue de susciter l’indignation. Dans un communiqué, le Comité sénégalais des droits de l’Homme (Csdh) qualifie ce «commerce d’esclaves de pratiques ignobles». Cette organisation, par la voix de son président, Me Pape Sène, a condamné «ce traitement inhumain et dégradant des migrants subsahariens et des Sénégalais en particulier sur le territoire libyen». Soute­nant que ces actes portent atteinte «aux droits inhérents de la personne humaine notamment sa dignité», Me Sène «invite les autorités en charge des questions migratoires à prendre toutes les dispositions nécessaires pour rapatrier tous les Sénégalais se trouvant dans cette situation en Libye». Il est aussi demandé par la même occasion, aux autorités de prendre «toutes les mesures urgentes pour l’accompagnement des migrants sénégalais déjà rapatriés». Dans son document, le Csdh rappelle que «la Libye a ratifié la convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée, le protocole visant à prévenir, à réprimer et punir la traite des personnes, le protocole additionnel contre le trafic illicite des migrants par terre, mer et air». Ainsi partant de ce fait, le Csdh appelle «la Communauté internationale, l’Union africaine, le système des Nations-Unies et l’Etat Libyen à prendre des mesures idoines face à de telles pratiques».
Dans ce communiqué rendu public, on informe qu’en «Libye, à 150 km des côtes, Bani Walid est l’une des plaques tournantes du trafic de migrants. Des migrants en provenance de l’Afrique subsaharienne s’y sont retrouvés piégés par des milices armées, séquestrés pendant de longs mois dans des hangars aménagés en prison». Dans cette même veine, on souligne que «des informations, relayées par la chaine de télévision Cnn et des témoignages de migrants africains en route pour l’Europe, ont montré l’existence de vente aux enchères en Libye de ces candidats à l’émigration clandestine par des passeurs». Un commerce d’esclaves qui, selon les membres de cette organisation, «est devenu une pratique courante dans ce pays». La plupart de ces migrants vendus, informe-t-on, «sont utilisés comme travailleurs journaliers dans les secteurs de construction et de l’agriculture».
dkane@lequotidien.sn

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