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Quartier Ekié, il est 16h, ce dimanche 31 mars 2019. Tristesse et pleurs partagent désormais le quotidien de la famille Tchougang. Les frères, sœurs et oncles sont assis à l’ombre d’un arbre. La situation du jeune Guillaume Nkendo inquiète. Fils aîné, le footballeur professionnel vit des moments difficiles en Birmanie. Sa maman explique : «Nous sommes au courant depuis le 25 mars par l’entremise d’un de ses amis, que Guillaume, notre fils, a été arrêté dans un aéroport birman. Sur les raisons, il nous fera savoir que Guillaume a foutu son nez dans une affaire d’escroquerie évaluée à 250 millions de Cfa.»
Seul soutien de la famille depuis près de dix ans, l’ancien joueur d’Albacète en Espagne, passé également par la Turquie, risque la peine de mort. Une peur anime sa mère Lisette, celle de ne plus voir son fils. Elle appelle à la mobilisation. «J’interpelle ici les autorités camerounaises, soucieuses des conditions de vie de leurs concitoyens à travers le monde, de nous venir en aide. Il a défendu les couleurs camerounaises, et on ne saurait le laisser dans cette souffrance», lance-t-elle, en larmes.
Comme Guillaume Nkendo, plusieurs autres jeunes footballeurs camerounais et africains en général vivent le martyr dans ce pays d’Asie. Eux, qui dans l’espoir d’avoir un salaire décent et une carrière à l’international, empruntent, au péril de leur vie, la route de l’étranger. S’ils sont nombreux à privilégier l’Europe, parfois sans succès, d’autres n’ont d’yeux que pour l’Asie, considérée comme le nouvel Eldorado du football.
Le chemin de la Birmanie est alors privilégié. Sauf que, après leur arrivée dans ce pays de 51 millions d’habitants, ils sont aussitôt confrontés à de nombreuses difficultés.
Camer.be

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