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Entamée en 1921, l’église cathédrale de Rabat, qui a accueilli le Pape François ce week-end où il a reçu plusieurs cadeaux, est le lieu de culte d’une communauté de chrétiens établie au Maroc et estimée à 30 mille paroissiens composés pendant longtemps d’Euro­péens, avec aussi des familles qui résident au Maroc depuis cent ans. «C’est un pays où la ferveur musulmane et juive est forte, mais notre liberté de culte est pleine. Nous sommes très bien accueillis et respectés», précise le chargé de la presse de l’église cathédrale de Rabat, le prêtre Daniel Nourissat.
L’église cathédrale Saint-Pierre de Rabat est construite sur de l’art décoratif, «une caractéristique du Protectorat français que fut le Maroc depuis la période 1910-1920», fait savoir le chargé de la presse de l’église cathédrale de Rabat. Le prêtre Daniel Nourissat ajoute aussi que «l’architecture de la cathédrale est inspirée de l’art marocain». «Le style de vitraux est aussi celui qu’on trouve dans le monde arabe avec des symboles chrétiens. L’église est belle et est pleine, tous les dimanches. Elle n’est composée que de fidèles étrangers», fait remarquer le religieux d’origine française qui revendique 13 ans de présence en terre marocaine. Avant d’informer que la majorité des fidèles qui fréquentent ce lieu de culte chrétien est constituée par les étudiants africains qui viennent faire de bonnes études et qui bénéficient de bourses de l’Unesco grâce au gouvernement du Maroc. «Il y a une sorte d’union africaine parmi nos jeunes paroissiens. Et comme ce sont de jeunes intellectuels qui seront aux commandes de leurs pays, nous sommes très attentifs en les aidants à devenir des citoyens chrétiens avec la doctrine sociale de l’église pour qu’ils repartent, après leurs études, vers leurs pays respectifs en artisans du développement. Ils sont souvent un peu épatés par le développement du Maroc. Il y a des Haïtiens même des citoyens du Kiribati, qui fréquentent cette église et qui viennent apprendre le français au Maroc», renseigne le prêtre Daniel Nourissat rencontré hier à l’église cathédrale Saint-Pierre de Rabat par un groupe de journalistes africains invité à couvrir la visite papale.
Ce dernier dira aussi que «l’église au Maroc a beaucoup grandi quand le Maroc était protectorat français» avec l’installation de beaucoup de commerçants européens. «Les congrégations religieuses qui étaient venues (au Maroc) autour de l’ordre franciscain n’ont jamais fait de prosélytisme, mais ont donné l’image d’une église servante et attentive. Et, les communautés religieuses franciscaines sont allées partout dans le pays pour s’occuper des femmes, les aider, à mener leurs activités, s’occuper des enfants, les orphelins, l’école, la santé. Aujourd’hui, ces services sont assurés par le pays lui-même ; il n’y a plus d’hôpitaux chrétiens.» Toutefois, il précise qu’il n’y a pas de prêtre marocain «quasiment pas de chrétiens marocains».
L’homme d’église fait aussi état de «bonnes relations» qu’ils entretiennent avec le ministre marocain chargé des Affaires religieuses, Ahmed Toufiq.

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