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Les représentants de l’Union africaine (Ua) ont été reçus hier à Washington pour la réunion annuelle de dialogue à haut niveau avec les Etats-Unis. Les discussions devaient porter sur les grands sujets d’intérêt pour la région tels que la lutte contre le terrorisme, la bonne gouvernance ou les échanges commerciaux et investissements. Aujourd’hui, 37 ministres des Affaires étrangères du continent sont aussi conviés par le département d’Etat. L’objectif de l’Administration américaine : renforcer ses liens avec l’Afrique.

Le déjeuner de Donald Trump avec des responsables africains, en marge de l‘Assemblée générale des Nations-Unies, a été le premier geste de l’Adminis­tration américaine en direction du continent. Depuis, l’ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley, a visité trois pays africains et le secrétaire à l’Energie, Rick Perry, s’est rendu récemment en Afrique du Sud.
Les deux rencontres de haut niveau prévues hier et aujourd’hui à Washington sont présentées ici, comme un rendez-vous qui vient couronner ces premiers contacts. Trois grands thèmes seront abordés : la croissance économique, la bonne gouvernance, et enfin, la sécurité. «25% de la main-d’œuvre mondiale seront africains d’ici 2100 et la production manufacturière va doubler sur le continent», précise le secrétaire d’Etat adjoint à l’Afrique, Donald Yamamoto, qui ajoute que «ce sont des opportunités que nous ne pouvons pas rater», mais les Américains insistent : pour un partenariat économique efficace, il faut lutter contre la corruption et soutenir les efforts démocratiques.
Les Etats-Unis soulignent également l’importance d’un contexte sécuritaire apaisé. Peu enclins à soutenir les efforts engagés sous l’égide de l’Onu, ils se disent prêts en revanche à poursuivre voire à intensifier leur coopération militaire avec les pays d’Afrique. Plus de 300 000 soldats africains issus de 26 pays ont déjà été formés par les Etats-Unis.

Renforcement de la présence au Sahel
Militairement, les Américains sont très présents dans la Corne de l’Afrique, mais s’intéressent aussi de plus en plus au Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Au Sahel et au Sahara, les Américains sont partout, mais le volume de force varie considérablement d’un pays à l’autre. Ainsi après l’embuscade survenue au Niger le 4 octobre dernier, le commandement américain pour l’Afrique, Africom, installé à Stuttgart en Allemagne, a révélé que 800 militaires toutes catégories confondues opéraient au Niger avec deux bases de drones, l’une à Niamey et une autre dont les travaux de construction ont pris du retard à Agadez. Sur place, il y a aussi des commandos et des conseillers.
Au Mali, la présence en revanche est beaucoup plus ré­duite, les Etats-Unis soutiennent la force Barkhane en matière logistique et en moyen de renseignement. Cela a commencé dès les premières heures de Serval, en janvier 2013, avec une aide d’urgence de plusieurs dizaines de millions d’euros,  appelée «Présiden­tial  Draw­down», qui a perduré ensuite de manière plus formelle avec un accord dans le cadre du National Autorisation Act.
Au Tchad, il n’est pas rare non plus de croiser les Américains, leurs avions d’écoute sont régulièrement stationnés sur l’aéroport de Ndjamena, dans le ciel, les ravitailleurs de l’Us Air Force sillonnent la région, et permettent aux avions français d’opérer près de six heures en vol, mais ils sont habituellement basés en Espagne.
rfi.fr

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