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Selon une enquête menée par l’Ansd sur la situation sanitaire du pays, le rhume ou la fatigue serait la première maladie la plus fréquente. Cette étude réalisée en 2018 et qui vient d’être publiée classe les maux de tête comme la deuxième maladie la plus fréquente.

Dans le cadre du projet «A l’écoute du Sénégal», l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) «a intégré un second module ‘’santé’’ pour mesurer une partie de la situation sanitaire du pays». Cette étude réalisée en 2018 au niveau national et qui vient d’être publiée montre que «parmi les 58,2% des Sénégalais indiquant souffrir d’une maladie ou blessure, 17,1% citent le rhume ou la fatigue comme la première maladie ou blessure, 14,4% les maux de tête et 13,5% la fièvre ou la malaria». On note ainsi que «souffrir de maux de tête est la deuxième maladie la plus fréquente». L’enquête s’est aussi penchée sur le recours aux services de santé. L’étude réalisée par l’Ansd montre qu’en moyenne, «55,8% des Sénégalais ayant souffert de maladie ou de blessure au cours du dernier mois précédant l’enquête ont fait recours aux services d’une structure de santé publique ou privée (un établissement de santé public (41,4%), centre de santé privé/Ong (3,4%) et une pharmacie (11,0%) pour se soigner». Selon les auteurs du document, «quel que soit le milieu de résidence considéré, les établissements publics de santé constituent les lieux de soins les plus fréquentés par les populations». Ils précisent toutefois que «la proportion des usagers est plus forte en milieu rural (47,1%) et dans les autres milieux urbains (41,3%)». L’enquête révèle que «l’automédication concerne près de 2 Sénégalais sur 10». Et elle est bien plus pratiquée «dans les zones urbaines (22,4%) dans les autres milieux urbains et 21,6% à Dakar».

«Une part non négligeable de la population ne fait rien pour se soigner»
A côté des Sénégalais qui font recours aux services de santé, il y a, d’après l’Ansd, «une part non négligeable de la population» qui «ne fait rien pour se soigner, en particulier à Dakar (15,2%) et dans les zones rurales (14,9%)». Les auteurs du document qui se sont intéressés aux raisons soulignent que «la non fréquentation des structures de santé pour apaiser ou guérir une maladie/blessure sont multiples selon les usagers et varient peu d’un milieu de résidence à un autre». Il a été constaté que certains ne «se rendent pas dans les structures de santé pour deux raisons principales : le manque d’argent (50,9 %) et, dans une moindre proportion, la non gravité de la maladie ou blessure (29,8 %)». Le document précise également que «le manque d’argent est plus évoqué dans les autres villes (65,5%) et en milieu rural (55,2%) alors que la non gravité de la maladie ou blessure est plus citée à Dakar (47,4%)». Les auteurs de l’enquête soulignent également que «les ruraux (4,2%) sont les seuls à évoquer l’impossibilité de se déplacer vers l’établissement de santé pour se soigner en cas de maladie ou blessure».
dkane@lequotidien.sn

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