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Le Centre d’accompagnement, d’insertion et de réinsertion des migrants de retour (Carima), pour sa 2ème phase, a commandité une étude-diagnostic sur l’insertion des migrants de retour au Sénégal avec la collaboration d’Enda diapol et le Conseil départemental de Vélingara. La restitution de cette étude s’est tenue la semaine dernière dans la salle des réunions de la préfecture de Vélingara. Ce fut l’occasion de faire plusieurs recommandations dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge des migrants de retour et des candidats au départ.

Le Centre d’accompagnement, d’insertion et de réinsertion des migrants de retour (Carima) a partagé avec les élus locaux, les Associations de migrants et les acteurs de la société civile le contenu de l’étude diagnostic sur l’insertion des migrants de retour, en collaboration avec le Conseil départemental de Vélingara et Enda diapol et grâce à l’appui financier de la Coopération allemande. Mamadou Mbengue, secrétaire exécutif d’Enda diapol, campe l’objet : «Nous sommes là pour procéder à la restitution de l’étude diagnostic sur la réinsertion des migrants. En effet, après la mise en œuvre du Carima 1, il était nécessaire de faire une étude diagnostic sur le sujet. C’est pourquoi Enda a sollicité les services d’un consultant qui a rencontré divers acteurs au niveau national et local. Celui-ci a pu diagnostiquer les maux qui gangrènent la réinsertion de migrants, à savoir le financement, l’accompagnement psychosocial, la prise en charge de la problématique migratoire au niveau local.» Avant de poursuivre : «Cela nous a permis de voir comment améliorer les dispositifs dans le cadre de la mise en œuvre du Carima 2 et de promouvoir une meilleure réintégration des migrants dans leur localité.» Chérif Alassane Diao, secrétaire général du Conseil départemental, par ailleurs président du comité de pilotage du projet Carima 2, insiste : «Le Conseil départemental a signé une convention avec Enda sur un certain nombre d’années pour prendre en charge les questions de migration. Pour non seulement freiner, sinon diminuer le flux aller, mais aussi décourager les candidatures au départ, en leur offrant des opportunités de se faire des revenus sur place et vivre dignement.» Il poursuit : «L’atelier a pour objectif d’essayer de voir tous les contours qui sont liés à la question de l’émigration, essayer d’améliorer cette étude et d’appliquer les recommandations du projet Carima 2.»
En tout cas, les recommandations nées de l’atelier sont entre autres l’allégement des procédures d’accès aux financements, la mise en place d’un plan de communication, d’accompagnement et d’appui à l’insertion des migrants porteurs de projets, d’un dispositif efficace de sécurisation des financements, l’implication des banques et des institutions de crédit dans l’accompagnement, du profilage des Sénégalais de retour, la facilitation de l’accès au foncier et au logement, etc.

akamara@lequotidien.sn

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