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Murs affaissés, locaux inondés, canal d’évacuation des eaux en état de dégradation avancé… A l’hôpital Philippe Maguilène Senghor de Yoff, ces dernières années, les fortes pluies étaient synonymes de psychose chez les malades et le personnel du centre de santé. Alors forcément, en ce début d’hivernage, les Yoffois scrutent le ciel avec la même inquiétude. Une anxiété bientôt érigée en vieux souvenir, d’après l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) qui procédait hier, à la mairie de Yoff, au lancement des travaux du projet d’assainissement et de drainage des eaux pluviales à Yoff, Colobane et Rebeuss.
En effet, dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations dans sa phase d’urgence, l’Onas a décidé de prolonger le canal de Ouest Foire jusqu’à la mer pour réaliser un exutoire sur 50 mètres dans l’océan. Un programme estimé à 1,2 milliard de francs Cfa étalé sur 6 mois qui va «soulager» les populations de Yoff, d’après le maire de la commune. «Il y a quelques années avant 2012, la question des inondations était centrale pour toutes les populations et particulièrement celles de Ouest Foire. Pour Philippe Maguilène Senghor, il y avait des problèmes d’évacuation des malades rencontrés chaque année. On a vu que le canal s’était rétréci créant des difficultés d’évacuation des eaux dans l’exutoire de la plage. Avec ce projet de l’Onas, Yoff bénéficie de l’élargissement de son canal pour envoyer les eaux pluviales jusqu’à la mer. D’autre part, ce projet permettra d’enlever tous les branchements clandestins qui sont dans le canal mais aussi de réserver l’ouvrage aux eaux pluviales seulement», souligne Abdoulaye Diouf Sarr.
Il faut noter que ces pluies avaient engendré l’année dernière, la dégradation de la route qui  mène au marché avant que l’Onas n’y apporte des solutions quelques mois après. Mais pourquoi attendre ce début d’hivernage pour régler définitivement la question ? Le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop se dédouane : «Normalement les canaux ne doivent pas recevoir de déchets solides. C’est pourquoi nous attendons toujours le mois de juin ou de juillet pour procéder au curage. Si on le fait avant, il y a des risques que nos prestations ne donnent pas l’impact souhaité du fait qu’il y a les populations qui reversent des déchets solides.»
bgdiop@lequotidien.sn

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