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Purgeant sa peine pour trafic de drogue, le promoteur se bat pour sortir de prison en entamant une grève de la faim. Pour l’instant, il a été renvoyé en prison après qu’il a passé quelques heures à l’hôpital régional de Thiès.

C’est un combat pour bénéficier d’une libération que le promoteur de lutte Luc Nicolaï est en train de mener. Il a, en effet, entamé une grève de la faim après son transfèrement de Saint-Louis à la Maison d’arrêt et de correction de Thiès (Mac) le lundi 8 juin 2020. Une diète qui lui a valu hier son évacuation d’urgence au Centre hospitalier régional El Hadji Sakhir Ndiéguène de Thiès. Des sources hospitalières renseignent que le prometteur a été admis aux urgences vers les coups de 14h pour une consultation. Il a été libéré moins d’une heure après par le médecin traitant. Lequel lui a suggéré de faire un bilan sanitaire général. Il est aussitôt retourné en prison sous une bonne escorte.
Pourtant quelques heures avant, l’Inspecteur régional de l’Administration pénitentiaire de Thiès avait démenti la grève de faim de Luc Nicolaï sur les ondes de la Rfm. Selon Yankhoba Dembélé, «le promoteur n’est pas en grève de la faim». Il a en effet, selon lui, posé des exigences qui lui ont été refusées, compte tenu des mesures qui ont été prises par l’Administration pénitentiaire pour lutter contre la maladie du coronavirus. «Il a fait savoir qu’il est claustrophobe, c’est-à-dire qu’il la phobie d’être dans un lieu fermé. Il a donc demandé à ce que ses plats proviennent de chez lui et sollicite de recevoir des visites.» Il avait rassuré que M. Nicolaï vit sa détention de manière sereine. «Il est admis à la chambre 1 qui est l’une des meilleures de la Mac de Thiès. On lui sert quotidiennement ses plats et tout ce qu’il souhaite. Et d’après les informations qui me sont parvenues, il n’est pas en grève de la faim.»
A signaler que le promoteur de lutte, condamné par la Cour d’appel de Saint-Louis à 5 ans de prison dont 1 avec sursis pour détention de drogue, association de malfaiteurs et complicité de tentative d’extorsion de fonds, n’en est pas à sa première tentative. En décembre 2019, rattrapé par l’affaire de la drogue au Lamantin Beach de 2012 et arrêté par la gendarmerie à Thiès avant d’être renvoyé en prison, en application du mandat d’arrêt lancé contre lui par la justice, il avait entamé une diète, exigeant son transfèrement à Mbour pour purger sa peine auprès de sa famille.

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