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Le maire de la Médina a piqué un malaise hier et a été évacué à l’hôpital Principal. Ses avocats disent avoir été interdits d’accéder à leur client.

Bamba Fall a été évacué hier à l’hôpital Principal suite à un «malaise». Un de ses frères qui a donné l’information dans la matinée souligne qu’il a été «admis aux urgences». D’habitude, les détenus étaient évacués au Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec. Certains proches du maire de la Médina parlent de «coma diabétique». Seulement, il faut relever que les informations viennent d’un seul côté, les autorités pénitentiaires ou leur tutelle n’ayant pas encore communiqué sur le sujet. En fin d’après-midi, ce sont les avocats de Bamba Fall qui sont montés au créneau pour dénoncer «l’interdiction» qui leur a été faite d’accéder à leur client. Et c’est Me El Hadji Diouf qui s’en charge. «Je me suis rendu à 15h à l’hôpital Principal pour m’enquérir de la situation de mon client et m’entretenir avec lui. Après moult tergiversations, le Professeur Khalifa Ababacar Wade, que je remercie et qui a tout fait, m’a fait comprendre que ce n’est pas possible. Je lui ai posé la question de savoir quel document l’avocat doit fournir pour rencontrer son client au Pavillon spécial. Le Professeur Wade a appelé le général, puis le chef de l’Administration pénitentiaire qui a dit que je ne pouvais pas voir Bamba Fall», rapporte-t-il au micro de Rfm. Il poursuit : «Le général m’a dit qu’il va appeler le ministre (de la Justice) et, éventuellement, le président de la République pour que je puisse voir Bamba Fall. Je suis resté encore des heures sans le voir.» Finalement, selon Me Diouf, seule son épouse a été autorisée à le voir. «Donc, Bamba Fall est un otage puisque même son avocat ne peut plus le voir», dit-il.
Mardi, le Parquet général s’était pourvu pour faire casser la décision de la Chambre d’accusation qui avait, quelques heures plutôt, accéder à la demande de mise en liberté provisoire de Bamba Fall en le plaçant sous contrôle judiciaire. En attendant la décision de la Cour suprême, ce «malaise» pourrait-il bénéficier au maire de la Médina ?
Bamba Fall et Cie sont poursuivis pour destruction de biens appartenant à autrui, tentative d’assassinat, association de malfaiteurs, suite au saccage de la Maison du Parti socialiste le 5 mars 2016.
hamath@lequotidien.sn

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