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Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale.

Après 3 ans de mise en œuvre, le Programme de l’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) est en train de porter ses fruits. C’est l’évaluation faite hier par le ministre de l’Education nationale sur ledit programme. Si l’on en croit Serigne Mbaye Thiam, des pas ont été franchis dans les 3 orientations stratégiques visées par le Paquet. Parlant de l’orientation stratégique spécifique à la qualité des enseignements, il souligne que depuis la mise en œuvre du Paquet, le niveau de recrutement des enseignants de l’élémentaire a été relevé.
D’après M. Thiam, le recrutement à partir du Baccalauréat, leur sélection par concours et la formation de 9 mois qu’ils subissent ont permis de relever le niveau des enseignants. «Le quota sécuritaire qui permettait de recruter des enseignants sans aucune formation a été supprimé. De l’avis de tous les inspecteurs, ce niveau de recrutement et d’exigence dans ce concours a relevé le niveau des enseignants. Maintenant, c’est progressivement qu’on aura des enseignants de ce niveau de formation», a-t-il expliqué.
S’agissant du moyen-secondaire, le ministre de l’Education nationale souligne que les enseignants recrutés pour ce niveau sont aussi formés. «Au niveau du moyen, nous n’avons recruté des vacataires qu’à la marge, le maximum qu’on a recruté c’est 300 et c’était pour donner droit aux sortants de la Fastef de la formation payante. Alors qu’avant on avait 2 000 ou 3 000 vacataires recrutés sans formation pédagogique qu’on injectait dans les classes», a-t-il dit.
Considérant la disponibilité des manuels comme un déterminant de qualité pour les enseignements, Serigne Mbaye Thiam estime que des efforts ont été aussi faits. «Depuis que le nouveau curriculum de l’éducation de base a été mis en place, on n’avait pas de manuels conformes à ce curriculum. C’est en 2014 qu’une nouvelle dotation de manuels a été injectée (…) Donc de 2014 à maintenant, c’est près de 5 millions de manuels qui ont été gratuitement donnés aux élèves, représentant une valeur de 8 milliards 900 millions de F Cfa pour leur permettre d’étudier dans de meilleures conditions», a-t-il fait savoir.
A ces progrès, le ministre de l’Education nationale ajoute ceux réalisés dans le domaine de «l’enseignement des sciences avec la construction de 20 blocs scientifiques et technologiques depuis 2014». Alors que, selon lui, «de 1981 à 2012, notre pays ne comptait que 8 blocs scientifiques et technologiques».
dkane@lequotidien.sn

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