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Le Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm), qui était dans la région de Kédougou pour une évaluation de la mise en œuvre du nouveau Code minier, relève que le Fonds péréquation n’est toujours pas effectif.

A l’instar de beaucoup de collectivités territoriales, Sabodala attend toujours sa part des revenus générés par le secteur extractif. En effet, le Fonds de péréquation n’est toujours pas effectif dans cette collectivité abritant la première usine aurifère du Sénégal, Sabodala gold operation (Sgo). C’est le constat fait par le Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm) qui était dans la région de Kédougou pour une évaluation de la mise en œuvre du nouveau Code minier. Prévu dans le nouveau Code minier en son article 113, l’application du Fonds de péréquation doit permettre aux populations des villages de Sabodala de mieux bénéficier des retombées de la mine d’or. Mais les populations sont toujours dans l’attente de l’application de cette disposition.
Le secrétaire permanant du Rgm affirme à ce titre que «l’une des principales doléances, c’est la question du Fonds de péréquation et sa mise en œuvre. Il n’est pas encore effectif. Or c’est l’une des conditions pour le développement de ces communautés locales. La réponse de l’Etat, c’est de dire, il y a l’unicité des caisses de l’Etat. L’une des obligations de l’Etat, c’est que le versement de ces ressources financières soit effectif pour que les populations puissent bénéficier de l’exploitation de ces ressources», explique Cheikhou Oumar Sy. Dans la même veine, le vice-président du réseau a fait savoir que suite à ce travail de terrain, les tensions entre les exploitants et la population, découlant du projet de délocalisation du village de Sabodala et Médina Sabodala, ont été réglées. «Sgo a accepté de revoir sa position sur les habitations proposées, d’écouter et de prendre en considération les avis des populations, c’est-à-dire des constructions conformes aux attentes de la population. Les deux parties sont sur la bonne voie pour trouver des solutions conformes.»
Cette mission des députés du Rgm, effectuée du 21 au 25 juillet 2019, avait pour but de s’enquérir essentiellement de l’impact socioéconomique de l’exploitation aurifère sur les populations, mais également d’intervenir sur d’éventuelles tensions entre les communautés et les entreprises d’exploitation minière.

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