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Dakar abrite depuis hier l’édition 2018 des Caf awards, en présence de légendes du football africain dont l’international sénégalais El Hadji Diouf, le Camerounais Samuel Eto’o ou encore l’Ivoirien Didier Drogba. Un événement phare dans le calendrier de la Confédération africaine de football (Caf) et qui a débuté hier avec la visite sur l’île de Gorée, mais surtout par la conférence de presse des membres du Comité exécutif de l’instance africaine.

Me Senghor : «Le montant donné par le Sénégal est loin du budget de l’événement»
Une occasion pour eux de lever un coin du voile sur le financement de cette grande manifestation attendue par toute la jeunesse africaine et particulièrement sénégalaise. Au moment où certains dénoncent une participation sénégalaise de 500 millions Cfa pour abriter l’événement, l’occasion était belle d’apporter des précisions par rapport à ce débat.
«Aujourd’hui, le football africain a besoin des Etats pour pouvoir atteindre certaines dimensions. Ce qui se fait ailleurs, comme vous aimez souvent à le souligner, ne se fait pas avec un claquement de doigts», souligne le président de la Fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor. Qui révèle : «Le montant donné par le Sénégal est loin du budget de l’événement. Je sais ce que la Caf met dedans.» Et le patron du football sénégalais, par ailleurs membre du Comité d’organisation, de poursuivre : «Nous sommes fiers d’accueillir nos hôtes de marque et c’est cela le plus important et non faire focus sur des montants qui n’ont aucun poids sur la valeur et les opportunités que cet événement crée pour notre pays.»

Constant Omari : «Le Sénégal, c’est la terre de l’hospitalité. Cela représente beaucoup pour la Caf»
Abondant dans le même sens, le vice-président de la Caf, Cons­tant Omari, regrette que l’aspect financier soit souvent mis en avant en Afrique. «Le drame pour nous Africains, au-delà de la bonne volonté, de l’hospitalité, c’est de ne soulever que la partie financière, en oubliant que le fait d’abriter cette manifestation signifie recevoir des gens. Et cela va au-delà des chiffres. C’est comme on dit chez vous, c’est la Téranga. Ici, c’est la terre de l’hospitalité. Cela représente beaucoup pour nous», a dit M. Omari. A l’en croire, «ce n’est pas la manifestation des Awards qui fait les finances de la Caf, mais chacun apporte sa partition pour que l’événement se passe dans les meilleures conditions. L’événe­ment dépasse donc le cadre fi­nan­cier».
D’ailleurs, selon lui, c’est l’une des raisons qui ont poussé la Caf à choisir le Sénégal comme pays hôte de cet événement. Alors que par le passé, la gestion était exclusivement confiée à un sponsor qui se chargeait de choisir le pays hôte.
Dans cette nouvelle ère orchestrée par la Caf, les membres du Comité exécutif parlent «d’une ouverture de la Caf vers l’extérieur. D’autres pays vont bénéficier de l’opportunité», renseigne le vice-président de la Caf et représentant le président Ahmad Ahmad. Ce dernier, absent au point de presse de Gorée, est finalement arrivé en milieu de journée, venant de Conakry en compagnie du président de la Fifa.
Toujours au chapitre des absents, à noter l’absence des deux Nigérianes, Asisat Oshoala (Dalian Quanjian Fc, Chine) et Francisca Ordega (Washington Spirit, Etats-Unis), lauréates pour le titre de la meilleure joueuse africaine. Seule la jeune Sud-Africaine Chrestinah Them­bi Kgatlana (Dash Hous­ton, Etats-Unis) a pu faire le déplacement.
wdiallo@lequotidien.sn

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