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Ecarté pour la deuxième fois consécutive de la Commission nationale de reconnaissance des écoles privées, le Sudes /Enseignement privé accuse le ministère de l’Education «d’ostracisme et de discrimination». Dans un communiqué, les membres de ce syndicat soutiennent que le prétexte de représentativité brandi pour les exclure est fondé sur du faux.

Le Sudes/Enseignement privé ne fera pas partie de la Com­mission nationale de reconnaissance des écoles privées prévue du 6 au 8 août. Une décision du ministère de l’Education nationale, qui met en colère les membres de ce syndicat. Dans un communiqué, ces derniers soutiennent que le prétexte de représentativité brandi par les autorités du ministère pour les exclure «est absolument fondé sur du faux». Pour eux, c’est «l’ostracisme injustifié et de la discrimination inacceptable». Dans son texte, le Sudes/Ensei­gnement privé explique qu’en son temps, «malgré la demande insistante du Sudes, le gouvernement n’a pas voulu étendre les élections de représentativité syndicale au secteur privé d’enseignement et dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur public». Dès lors, argumentent les syndicalistes, «comment peut-on se fonder sur les résultats de ces élections pour exclure le Sudes/Enseignement privé des instances de dialogue social et de délibération relativement à l’enseignement privé». Selon eux, il s’y ajoute que leur syndicat a négocié et a signé pour le compte des travailleurs, «la nouvelle convention collective de l’enseignement privé en 2018, consacrée par une loi». Poursuivant leurs explications, les syndicalistes soutiennent que depuis plus de 30 ans, «le Sudes/Enseignement privé existe et est engagé dans les luttes pour les droits des travailleurs du secteur». Ce qui, d’après eux, «lui a conféré indéniablement une expérience et une expertise sur les questions de l’enseignement privé au Sénégal». Très remontés contre le gouvernement, ils se demandent «comment peut-on faire fi de toutes ces considérations et pousser l’absurdité à faire porter des dossiers de l’enseignement privé à des syndicats qui n’ont jamais été présents dans ce secteur ?» Le Sudes/Enseignement privé, qui condamne l’attitude du ministère de l’Education nationale, «interpelle le ministre du Travail et du dialogue social, pour l’élaboration d’un document officiel de clarification du champ d’application du fameux arrêté de 2017».

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