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Le coordonnateur de l’Intersyndicale pour la défense de l’école et des enseignants (Idee) annonce un nouveau plan d’action au retour des vacances de Pâques. Une grève de presque 96 heures prévue les mardi 10, mercredi 11, jeudi 12 et vendredi 13 avril prochains. Gougna Niang, qui considère Serigne Mbaye Thiam hors-jeu, interpelle Macky Sall pour résoudre la crise.

L’école sénégalaise est au plus mal. Des plans d’action à l’infini au grand dam des élèves qui réclament désespérément la reprise des enseignements. Alors que l’échec des dernières négociations semble exacerber la crise. Et là, c’est l’Intersyndicale pour la défense de l’école et des enseignants (Idee) qui prend date après les fêtes de Pâques pour dérouler son nouveau plan d’action. Un débrayage est prévu le mardi 10 avril. Il sera suivi d’une grève totale de 72 heures les mercredi 11, jeudi 12 et vendredi 13 avril 2018. Une façon pour les syndicalistes de mettre la pression sur le gouvernement qui, selon Gougna Niang, coordonnateur de l’Idee, est le seul responsable de cette situation. Pour le syndicaliste, la seule façon de résoudre cette crise, de sauver l’école et non l’année, c’est de procéder à un rééquilibrage du système de rémunération des agents de la Fonction publique. «Toute autre solution ne fera que différer les problèmes dans le temps», soutient le coordonnateur de l’Idee. Dans ce dossier, il indique que le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, est hors-jeu. «Il ne peut plus intervenir dans cette crise», estime le syndicaliste. Quant au Premier ministre, note son collègue Ibrahima Wone, il est dépassé. Il en veut pour preuves les déclarations contradictoires entre Boun Abdallah Dionne et le Secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye. Concernant le dégel des prêts Dmc, «le Premier ministre avait dit au sortir des négociations qu’il allait se faire fin mars. Seydou Guèye, quelques jours après sur le plateau de la Rts, le diffère au mois de septembre», relève Ibrahima Wone qui se demande qui croire. C’est pourquoi, tonne M. Niang, «nous réclamons l’intervention du Président Macky Sall. Il doit prendre une décision. Nous lui conseillons de mettre à profit les vacances de Pâques pour trouver des solutions définitives. Autrement, nous nous acheminons vers une année blanche, car pour la base cette année ce sera la bonne ou jamais», menace-t-il.
Les syndicalistes ont profité de la rencontre pour demander à l’Etat d’arrêter la «communication émotive» dans le seul but de «dénigrer» les enseignants et les «mettre en mal avec la population». «Au lieu de faire dans la désinformation, le gouvernement devrait s’atteler à mettre fin aux lenteurs administratives en procédant au traitement des dossiers en souffrance dans le circuit administratif et respecter les accords qu’il a lui-même signés», peste Gougna Niang, par ailleurs secrétaire de l’Union des enseignants du Sénégal (Ues).
Commentant la non-participation de l’Idee aux concertations avec le gouvernement, il soutient que l’Etat ne fait qu’exacerber la rivalité entre les syndicats et favoriser une surenchère. Il affirme que son organisation, au même titre que le G6 qui siège à la table de négociations, est cosignataire des accords de 2014. Aussi, rappelle-t-il, l’objet des concertations n’est pas de négocier, mais pour l’application des accords signés. En outre, il affirme que l’Idee est une coalition d’organisations syndicales légalement constituée. Par conséquent, elle doit être conviée à la table de concertations.
ndieng@lequotidien.sn

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