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Craignant de perdre leurs emplois avec l’avènement de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) dont le démarrage est prévu le 7 décembre prochain, les Acteurs de la plateforme de l’aéroport Senghor (Apas) ont remis ça hier, en accusant l’Etat de chercher à «violer le protocole d’accord» signé avec le ministère des Transports aériens en 2013. «Que vaut la signature d’un ministre (Ndlr : l’ex-ministre Thierno Alassane Sall) ? L’Etat est une continuité. Si la signature d’un ministre ne vaut rien, on se demande où nous allons», s’est emporté Pape Moïse Sarr, membre de l’Apas et coordinateur des cadres d’Ahs. Intervenant lors d’un rassemblement des Acteurs de la plateforme de l’aéroport Senghor, arborant des tee-shirts rouges où est inscrit «Transfert pour tous à Aibd», Pape Moïse Sarr souligne : «C‘est ce protocole d’accord qui donne droit à notre société d’intervenir pendant 5 ans à l’Aibd. On a fait un investissement de 3 milliards de nos francs pour aller à l’Aibd avec la garantie de l’Etat.» Ne comprenant pas la démarche du gouvernement «qui confie la gestion de l‘Aibd à une société de handling illégale», les Acteurs de la plateforme de l‘aéroport Senghor disent être «victimes d’une injustice de la part des autorités étatiques. Il n’y a pas mieux que notre entreprise pour gérer l’Aibd. Est-ce que les Turcs ou Français vont nous assurer nos emplois ? Ou plutôt les sociétés sénégalaises qui nous emploient depuis fort longtemps, pour certains plus de 30 ans. Pourquoi détruire les structures actuelles bien en place et employant plus de 3 000 Sénégalais et Sénégalaises ? Les Turcs vont-ils assurer l’emploi à tous les travailleurs des Ads sans exception ?», interrogent-ils. Espérant être édifiés sur ces questions en suspens, les travailleurs de la plateforme de l’aéroport Senghor révèlent que l’Etat avait demandé à Shs de contracter une dette de 450 millions pour payer les ex-travailleurs d’Air Afrique. «Le Président Macky Sall est notre ultime recours. Nous lui demandons de nous aider à dépasser ce cap», appelle le porte-parole des travailleurs de l’aéroport Senghor.
Par ailleurs, Hamidou Diallo, coordonnateur de l’Apas, annonce qu’un mémorandum sera déposé sur la table du sous-préfet pour être transmis au chef de l’Etat. Promettant de durcir le ton si une solution n’est pas trouvée, les acteurs de la plateforme menacent de bloquer le fonctionnement de l’aéroport. «Si on ne règle pas notre problème, nous allons bloquer l’aéroport. Aucun avion ne prendra son envol à l’aéroport Léopold Senghor encore moins y atterrir», menace M. Diallo.
ambodji@lequotidien.sn

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