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Au cours d’un point de presse, l’Association des parents d’élèves a dénoncé l’adoption par les autorités, de «la pédagogie du deux poids deux mesures dans leur prise de décision». L’exclu­sion, pour détention de téléphones portables, au total de 127 élèves des centres d’examen du lycée Amary Ndack Seck et François Xavier Ndione, a suscité l’ire de ces parents d’élèves de la coordination communale de Thiès, qui ont dénoncé la décision des autorités. «Ils ont été non seulement sanctionnés de ne pas subir le premier examen de diplôme universitaire mais aussi ajournés pour 5 ans. C’est une situation alarmante qui ne laisse personne indifférent», selon Boucounta Mbaye, porte-parole des parents d’élèves, qui dénonce une «injustice». Et de se demander : «Comment un président de jury peut-il se donner les prérogatives de permettre à des services de l’ordre de pouvoir fouiller les sacs des élèves.» Il précise que les hommes de loi n’ont trouvé que des «téléphones portables éteints» et pense que «la sanction est sévère» et s’étonne du fait qu’«aujourd’hui au Sénégal, personne n’en parle». Selon lui, «la goutte d’eau qui fait déborder le vase est que des candidats-libres militaires, pris dans les mêmes conditions, sont ensuite retournés dans les salles de classe pour avoir été autorisés à poursuivre la composition». Devant «ces jeunes militaires qui ont été privilégiés, alors qu’ils devaient être eux aussi sanctionnés au même titre que les autres candidats», Boucounta Mbaye se demande : «à quoi servirait en réalité cette justice-là» ?
Le président des parents d’élèves de la coordination communale de Thiès, Massar Talla Diop, qui s’est réjoui du «déroulement, sous haute surveillance, des épreuves du Bac général», pense que «les Sénégalais doivent apprendre à respecter les mesures arrêtées par l’autorité». Avant de plaider «l’allègement des sanctions contre les candidats fautifs, afin qu’ils puissent subir une deuxième session de remplacement».
Cette info a été démentie par l’Office du Bac qui a soutenu que le dossier est encore entre les mains de la Commission de discipline de l’Ucad (voir par ailleurs), qui doit le vider ultérieurement.
nfniang@lequotidien.sn

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