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Le projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine (Pasa/Loumakaf) est cité en exemple par les bailleurs de fonds, notamment le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (Gafsp) et la Banque africaine de développement (Bad).

L’état d’avancement du Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine (Pasa/Lou­ma­kaf) augure de l’atteinte des objectifs visés, se réjouit Hatem Fellah. L’agronome principal au bureau de Dakar de la Banque africaine de développement (Bad) explique que l’approche adoptée pour sa mise en œuvre et l’engagement de l’unité de coordination et des différents partenaires ont permis de réunir les acteurs autour d’un objectif commun, de concevoir un système de suivi-évaluation efficace et efficient… «Le Pasa/Loumakaf est un bon exemple pour le portefeuille du Gafsp. Il a été le seul projet classé satisfaisant par le fonds Gafsp, c’est-à-dire que les populations cibles ont été touchées…», salue M. Fellah.
Financé pour un montant de 25 milliards de francs Cfa par le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (Gafsp), via la Bad, le Pasa/Lou­makaf a pour objectifs d’augmenter la production agricole et de permettre aux ménages vulnérables dans les régions cibles d’augmenter le niveau de leurs revenus à travers les activités de production qu’elles mènent.
Le taux d’exécution, selon le coordonnateur du projet, a atteint au moins 75%. Dr Mous­tapha Diaw indique que «des bas-fonds pour la riziculture, des poulaillers, des bergeries, des forages, des pistes, des pare-feu ont été réalisés au grand bonheur des populations». «On est en train d’achever le reste des réalisations attendues. La date de clôture est annoncée pour décembre 2019», soutient le coordonnateur du Pasa/Lou­makaf.
C’est sur la base de ces résultats, informe Hatem Fellah, que la Bad a retenu le Sénégal pour abriter l’atelier sur «L’amélio­ration du système de suivi-évaluation des projets du portefeuille de la Bad dans le cadre du Gafsp», tenu les 29 et 30 mai 2019 à Dakar. Les équipes des autres projets financés par le Gafsp dans d’autres pays en développement devraient ainsi s’inspirer du Pasa/Lou­makaf pour améliorer leur système de suivi-évaluation. En effet, la dernière revue du portefeuille a révélé des faiblesses du système de suivi-évaluation de la plupart des projets.
Le Gafsp vise, entre autres, «à améliorer les revenus et la sécurité alimentaire des populations pauvres dans les pays en développement en augmentant le volume et la qualité des investissements réalisés dans le secteur public et privé». A travers ce fonds fiduciaire multi-donateurs, la Bad accompagne actuellement une dizaine de pays dont le Sénégal. Le montant total du portefeuille est de 320,8 milliards de dollars, soit 28% du guichet du Gafsp pour le secteur public.
dialigue@lequotidien.sn

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