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Dans le cadre de la mise à l’épreuve de son système local d’aviation civile, un exercice de simulation d’attentat terroriste, dénommé «Thiokam», a été organisé hier à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass pour tester l’ensemble du dispositif du plan d’urgence de l’aéroport.

C’est une simulation qui avait tout d’une vraie attaque terroriste. Cet exercice dénommé «Thiokam» consiste à tester le plan d’urgence de l’aéroport en tant qu’outil de planification conjoncturelle. Et pour la réalisation d’un tel exercice, 150 comédiens de la ville de Thiès et toutes les structures de la plateforme aéroportuaire Blaise Diagne ont été mobilisés. Le tout cordonné par le centre de crise de l’aéroport, qui essaie de tester la réaction des acteurs intervenant dans le domaine de la sûreté et de la sécurité sur la plateforme aéroportuaire. Il s’agit d’un entrainement visant à évaluer les capacités de réponses à diverses crises qui peuvent survenir dans la plateforme aéroportuaire après deux ans de fonctionnement. Selon Maguèye Marame Ndao, Directeur général de l’Aviation civile du Sénégal, l’exercice a pour objectif principal de satisfaire des exigences de la réglementation de l’aviation civile. Il se félicite : «C’est un exercice combiné, à la fois de sûreté et de sécurité. Il va en droite ligne du respect des dispositions de l’organisation de l’aviation civile, reprises dans notre réglementation nationale et mentionnées dans le Programme national de l’aviation civile. Donc c’est un exercice pour d’abord se conformer aux dispositifs normatifs mais également permettre à l’ensemble des parties prenantes au niveau de l’aéroport de s’exercer pour demain pouvoir faire face s’il y a occurrence d’un cas réel.» D’après le patron de l’Anacim, «cet exercice nous permet d’avoir les aptitudes qu’il faut afin de pouvoir réagir. Egalement pour mieux tester l’ensemble du dispositif du plan d’urgence de l’aéroport tant du point de vue des ressources humaines mais également de tout ce qui est aspect technique et logistique nécessaire à la bonne exécution de ce plan d’urgence de l’aéroport». Lequel, poursuit M. Ndao, est «extrêmement important et fait partie du dispositif le plus important de l’exploitation d’un aéroport». Il ajoute : «L’exercice, au-delà de l’aspect normatif, permet à l’ensemble des parties prenantes qui contribuent à l’exploitation de l’aéroport de pouvoir s’entrainer pour la prise en charge d’une situation de crise.»
En écho, le Directeur général de Limak Aibd Summa (Las), gestionnaire de la plateforme aéroportuaire, Xavier Mary, signale : «Nous avons réalisé un exercice de gestion de crise et l’application du plan d’urgence. C’est un exercice que nous devons faire régulièrement au regard des objectifs et des normes que nous avons. Et même si nous avons établi un plan d’urgence qui est un document très important, ça reste de la théorie, il faut vérifier si la théorie s’applique à la pratique.» Pour simplement dire tout le sens de l’exercice de crise, qui «a eu une réussite» pour «tester notre dispositif». Il ajoute : «Nous avons pu en tirer de nombreux enseignements notamment comment réagir et appliquer le plan d’urgence et comment faire face à des situations difficiles qui sont soit des accidents soit des actes de malveillance dont quelque fois il y a des vies qui sont mises en jeu.» Dans son speech, il a annoncé une réunion de débriefing dans les prochains jours «pour revenir sur cet exercice et mettre en valeur tous les dysfonctionnements que nous avons détectés et qui font que demain l’application de notre plan de secours sera encore plus efficace».

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