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Les Forces sénégalaises ont jaugé leur capacité à faire face à une attaque terroriste à travers un exercice de simulation qu’ils ont mené hier matin à l’hôtel Terrou Bi, et l’après-midi au Cices (Centre international de commerce extérieur du Sénégal). Présent à cet exercice conjoint de la gendarmerie, de la police et de l’Armée nationale, le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, dévoile les raisons de cet exercice : «On est dans un environnement particulièrement difficile. Un environnement dans lequel la question terroriste est particulièrement présente.» Il s’agit de préparer davantage ses troupes à pouvoir répondre à une éventuelle attaque, ce qui est de son point de vue une nécessité. «Il nous faut beaucoup de sueur pour économiser davantage de sang. Il n’y a que l’entraînement qui peut nous donner ce résultat. Ce matin (hier), nous étions au Terrou Bi. Nous avons vu ce qui s’est passé. L’après-midi, nous avons déplacé l’exercice dans un milieu beaucoup plus difficile et complexe qu’est le Cices», explique M. Diallo. Le Cices étant un endroit particulièrement difficile à gérer de par sa construction, la tâche était donc plus difficile, pour la  police et la gendarmerie. Ce qui a nécessité l’intervention de l’Armée nationale, qui était sur le qui-vive. «Quand l’Armée intervient dans ce genre de situation, c’est parce que c’est devenu complètement difficile», explique le ministre, qui salue par ailleurs le grand professionnalisme, le degré d’engagement et le niveau de coordination des différents éléments qui étaient sur place. «Nous pensons que cet exercice va continuer. On va davantage le démultiplier dans bien des régions pour pouvoir être prêts à répondre à une quelconque difficulté qui venait à se manifester dans le pays», a-t-il fait savoir.
Sur place, il y avait les services du Samu, les sapeurs-pompiers, tout le corps de la protection civile et militaire. «Ils se sont tous mobilisés, l’Armée, la gendarmerie, la police, le commandement territorial et la justice. Dans ce genre de situation, la justice a un rôle particulièrement important à jouer. Ils sont tous là et font un travail précieux», a jugé le ministre avec une grande satisfaction. Bien évidemment, cet exercice va surtout permettre à l’Armée, à la police et à la gendarmerie de corriger un certain nombre de défaillances. «C’est le but du jeu», a soutenu le ministre, qui insiste sur le fait que ce même exercice va être reconduit dans les régions les jours, voire les mois à venir.
aly@lequotidien.sn

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