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Président de la Basketball Africa League (Bal), Amadou Gallo Fall, revient sur le lancement de cette compétition et sur le choix des villes. Entretien.

Vous venez de lancer officiellement le démarrage de la Basketball Africa League et les villes désignées pour les compétitions. Pouvez-vous revenir sur l’annonce de ce lancement ?
En février dernier, lors des All Stars week-end de Charlotte, le Commissaire Adam Silver avait annoncé le lancement de la Basketball Africa League en 2020. Une compétition qui est le fruit d’un partenariat entre la Fiba et la Nba pour lancer cette Ligue professionnelle, première du genre en Afrique. C’est la première fois que la Nba entre dans une telle collaboration. Cette Ligue va commencer avec 12 équipes venant de 12 pays des équipes championnes de ces pays. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer les 6 villes où la saison régulière de cette première année va se dérouler. Il y a la ville du Caire en Egypte, Rabat au Maroc, Tunis ou Monastir en Tunisie, Dakar au Sénégal, Lagos au Nigeria et Luanda en Angola. Les équipes qui sont championnes de ces 6 pays que je viens de citer sont qualifiées d’office. Les 6 autres pays vont sortir des compétitions de qualifications que la Fiba va organiser au mois de septembre. Nous avons aussi le grand plaisir d’annoncer que notre premier partenaire dans cette Ligue, c’est Nike. C’était important d’avoir un partenaire de ce calibre. Aussi, nous avons déroulé le format de cette Ligue. Alors, on aura 12 équipes divisées en deux conférences. Ces équipes vont jouer en format de caravane. Chaque équipe va jouer cinq matchs en saison régulière. A l’issue de ces trente matchs, on va dégager le Top 6 qui va jouer la phase finale. Et après ce Top 6, on va au Final Four. Nous avons aussi annoncé que le premier Final Four va avoir lieu à Kigali, au Rwanda, fin mai pour déterminer le champion de la Basketball Africa League 2020.
Les éliminatoires pour la qualification des autres équipes sont prévues en septembre. Comment cela va se passer ?
La Fiba va bientôt se prononcer là-dessus. Ce sera effectivement au mois de septembre. Ce que je peux dire, c’est qu’il y a beaucoup d’intérêt. Il y a déjà une quarantaine de pays qui ont postulé pour les 6 autres pays.
Comment cela va se passer pour les différentes étapes, comme celle de Dakar ?
Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce sont six équipes par caravane. On a deux conférences et ce n’est pas dans l’ordre. On peut par exemple jouer ce week-end au Caire avec la Conférence Est et puis le week-end prochain, la caravane de la Conférence Ouest peut se dérouler à Luanda. C’est comme ça que nous allons dérouler la partie initiale. Il y aura trente matchs qui seront joués et chaque équipe va jouer cinq matchs. Après, on va dégager le Top 6. Ces derniers vont jouer dans un tournoi pour dégager les quatre qui vont aller au Final Four que nous allons organiser à Kigali.
Avez-vous déjà choisi la ville qui va abriter la première journée ?
On aura une série d’annonces. Mais on a déjà envoyé de fortes délégations pour visiter toutes ces villes, toutes les infrastructures pour voir les modifications qu’il faut apporter. En tous cas, nous avons annoncé ces six villes parce que nous sommes à l’aise par rapport aux infrastructures que nous avons vues sur ces sites. Je dirais en passant qu’organiser le Basketball Without Borders à Dakar est en train vraiment d’ouvrir les yeux à beaucoup de monde. Surtout ceux qui sont venus en masse pour participer à cet événement. Tout ce beau monde de la Nba est ici pour soutenir l’avènement de la Basketball Africa League qui va devenir l’une des références au monde dans quelques années.
Est-ce que les équipes qui vont prendre part à la compétition seront prises en charge par la Nba ?
La Nba va investir de manière très consistante pour venir en support à ces équipes parce que nous voulons créer un produit de standard mondial. De toutes les façons, nous aurons une série d’autres annonces à faire. Nous sommes en train de faire des Clinics de formation, même pour les arbitres. On en avait fait à Luanda lors de la Final Four de l’Afroleague, en mai. On va en faire ici et ce sont des arbitres de la Nba qui vont venir travailler avec ces arbitres locaux pour relever le niveau de l’arbitrage. Parce que c’est un maillon très important pour avoir un produit qui va rivaliser avec toutes les autres Ligues au monde parce que nous avons le talent en Afrique. Et ce talent, nous voulons le retenir sur le continent. Je crois que nos joueurs vont choisir l’option de jouer ici parce que nous allons créer les conditions professionnelles et en termes de paie pour qu’ils puissent choisir de rester en Afrique.
A quand la version féminine de la Basketball Africa League ?
C’est dans les projets. Evidemment, il faut commencer par quelque part. D’abord, créons un model avec la Basketball Africa League. Et je suis sûr que dans le futur, comme on a notre Wnba en Amérique, ce n’est pas exclu dans le futur. Mais pour le moment, tout le focus va être sur le lancement de cette Bas­ketball African League et d’en faire, encore une fois, une référence sur la scène mondiale.

wdiallo@lequotidien.sn

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