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Double championne du Trophée Mousso, Awa Dione va reprendre le volant, 13 ans après la dernière édition. Amoureuse de course automobile, elle a enfin l’occasion de revivre sa passion. Et cela grâce à sa fille, fan aussi, mais aujourd’hui, sous la casquette d’organisatrice de la 7e édition, prévue le 8 mars prochain, sur le parking du stade Léopold Sédar Senghor. Doyenne de cette course exclusivement réservée aux femmes, Awa Dione raconte son bonheur de reprendre le volant. Non sans adresser quelques conseils à ses jeunes concurrentes.

Qu’est-ce qui vous motive à reprendre le volant 13 ans après, pour participer à la 7e édition du Trophée Mousso ?
Parce que c’est une passion. Quand c’est une passion, cela veut dire qu’on a les choses dans le sang et que ça ne passe pas aussi facilement que ça. Déjà, je suis née près d’un circuit. C’est comme ça que tout à commencer. Après, j’ai évolué doucement. Je n’ai pas fait grand-chose quand j’étais en Europe, mais quand je suis revenue ici, je suis tombée sur le Trophée Mousso. Je suis aussi vice-présidente de la Fédération auto-moto. J’organise le championnat national au nom du club automobile du Rail de Thiès durant toute l’année. Donc, j’ai ça dans le sang.
Comment avez-vous vécu ces 13 ans sans le Trophée Mousso ?
Je vous avoue que je n’ai pas bien vécu cette absence puisque chaque année, je demandais à chaque fois quand ça va reprendre. Même là, ça a repris, mais c’est sur ma pression. Donc je suis beaucoup responsable de cette reprise. On va y mettre toute notre énergie, mais on va y arriver. Je suis très contente aujourd’hui qu’on arrive à concrétiser cette organisation.
Double vainqueur du Trophée Mousso dont la dernière. Alors, quel est l’objectif pour cette présente édition ?
Je viens pour m’amuser. Peut-être que je me ferai battre même (rire). Je n’en sais rien. Il y a des jeunes qui arrivent. Au moins, je vais le faire encore une fois.
Reprendre la compétition au moment où c’est votre fille qui se trouve dans l’organisation, cela représente quoi pour vous ?
Ma fille est un peu différente de moi. Sa passion, c’est un autre sport. Elle est surtout passionnée de boxe comme mon père. Mais moi, ça m’est passé au-dessus. Elle est plus dans l’événementiel alors que moi c’est volant. Elle le fait très peu. Mais elle suit sa maman depuis le début. On vit cette passion-là ensemble, mais pas toujours sur le même niveau. J’ai toujours fait du sport. J’ai fait les arts martiaux, du handball pendant de nombreuses années, de l’athlétisme. Le sport, c’est mon dada. Mon père était un boxeur professionnel. Ma fille est dans la boxe. Le sport, c’est la santé, l’énergie, la performance. C’est notre leitmotiv.
Comment voyez-vous ce lien entre la femme et le volant ?
Ce sont des femmes qui dirigent, des femmes leaders qui managent, qui organisent, qui dirigent leur foyer aussi parce qu’elles se retrouvent souvent dans des situations où elles sont seules. Le volant, c’est symbolique. Conduire une voiture, c’est l’amour de la vitesse, c’est de l’adrénaline… On a une certaine puissance quand on est au volant probablement. Par rapport aux hommes, on n’a pas besoin d’avoir de la force. On peut être en course automobile sans forcer. Mais l’essentiel c’est de savoir bien conduire.
Quel est le conseil que vous donnez aux jeunes femmes passionnées de volant ?
Je leur conseille de la prudence. Autant je vais vite, autant je suis prudente, j’anticipe. Quelqu’un qui va mettre son clignotant à droite, il peut peut-être aller gauche. Donc, il faut toujours avoir un esprit d’anticipation. Dans la vie, c’est un peu comme ça. Il faut essayer de prévoir des situations et ça vous permet d’éviter quelques écueils. Pour les filles du Trophée Mousso, elles vont s’amuser. On va faire une journée vraiment conviviale où on va bien s’amuser ensemble. Normal, ce sera la journée des femmes.

wdiallo@lequotidien.sn

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