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Comment expliquez-vous la défaite contre la Chine et surtout l’absence de réaction de vos joueuses en début de partie ?
Je dois dire que le gap qu’il y a entre nous et la Chine a diminué, on est maintenant à 9 points. La dernière fois qu’on a joué contre elles, dans une compétition majeure, l’écart était de 34 points. On a donc réduit le gap qui nous séparait de la Chine. C’est donc l’une des satisfactions de ce match. Mais faut dire qu’on a fait beaucoup d’erreurs. Il faut les corriger. L’Espagne ne va jamais nous laisser commettre ces erreurs sans les exploiter. Mais on a quand même remarqué dans le jeu, plusieurs fois, des erreurs d’arbitrage. Je ne sais pas si c’est fait exprès ou pas, mais je ressens ça comme un scandale. Je ne pense pas que si c’était une équipe française ou américaine, on allait voir ça. Quand la Chine à la balle à l’intérieur de la raquette, on ne siffle pas trois secondes. Et quand c’est nous, on siffle. J’ai alerté les arbitres plusieurs fois pour qu’ils équilibrent le jeu et qu’ils soient justes avec tout le monde.

Vous avez opté pour une défense haute lors des derniers quarts temps. Est-ce que cela n’a pas été un handicap sur le plan physique ?
C’est du basket. On nous a dominés sur la transition offensive. On avait un gap de 13 points. On ne pouvait pas attendre et leur laisser la possession pendant 24 secondes. Si on le fait, on va prendre une raclée. C’est vrai qu’on a commis des erreurs là-dessus, mais les filles sont bien préparées. Elles sont capables de le faire. On a 24 heures pour se remettre en forme, récupérer et revenir. Hon­nêtement, c’est compliqué parce qu’il faut bien défendre, mais aussi scorer. On ne peut pas passer tout notre temps à défendre.

Malheureusement, sur les shoots extérieurs, l’équipe a encore du mal…
Si l’opportunité de tirer existe, on la prend. On a mis 6 tirs à trois points, les Chinois en ont mis 7. La différence n’est pas grande. Quand on a l’opportunité, on va tirer. Il faut dire aussi que les Chinoises n’ont pas eu autant d’opportunités que nous. La défense était très agressive. On défendait très dur des deux côtés. Ce n’était pas évident de tirer. Le score le reflète. Ce n’était pas évident de tirer dans certaines conditions parce qu’on refusait de prendre des contre-attaques. A chaque fois, ça nous fatigue beaucoup plus.

Vous joué avec seulement 9 joueuses. Est-ce que cela n’est pas un handicap ?
Si c’est par rapport aux changements, cela dépend de la physionomie du jeu. Le banc est le banc. On a ce qu’on a. les joueuses qui sont sur le terrain sont de qualité. Après, les changements, c’est deux à trois joueuses au maximum. Il y en a qui apprennent, c’est le but du jeu. Il y a des moments où il faut mettre certaines joueuses. Mais si l’opportunité se présente, on le fait. Mais, on est là pour jouer et gagner. C’est au maximum six matchs à jouer. On est là pour ces six matchs. On s’est préparé pour ça. On vient pour donner le maximum. On n’est pas venu pour donner du temps de jeu ou essayer de réguler. On est là pour jouer au basket et gagner. Maintenant, tactiquement, vous pouvez penser que les filles seront fatiguées demain contre l’Espagne, mais je crois que c’est une question de mentalité. Le Japon est une bonne équipe. Mais il faudra être présent pour gagner.

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