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Nouvellement élu à la tête de l’Association nationale des amateurs de lutte, Doudou Diagne «Diecko», qui marque son retour au sein de ladite structure, veut placer son premier mandat sous le signe de l’innovation. Sur ses relations souvent très tendues avec le président du Cng et la crise qui touche la lutte avec frappe, le patron des amateurs s’est prononcé. Entretien.

Pouvez-vous nous faire part des actions que vous aviez entreprises dès votre prise de fonction ?
Juste après mon élection à la tête de l’Association nationale des amateurs de lutte, j’ai entamé le travail en faisant le tour des stades où la lutte a l’habitude de se produire. Pour le stade Iba Mar Diop, nous avons mis en place trois douzaines de bouilloires en plastique avec lesquelles les amateurs pourront faire leurs ablutions. Nous prévoyons d’y aménager un espace où prier. On veille à ce que les toilettes soient propres. Des discussions seront engagées pour conscientiser les amateurs sur la nécessité de renforcer la propreté des infrastructures sportives. Nous envisageons de former les amateurs sur les questions de sécurité dans un contexte où l’on parle de terrorisme. Cette formation se fera en partenariat avec la gendarmerie et  la police. Nous allons en discuter avec le Cng et les responsables des forces de sécurité à qui nous allons adresser des correspondances en ce sens. Dimanche prochain, le bureau des amateurs va se réunir pour discuter de la question. On va enfin saisir les promoteurs pour voir ce qu’il faut faire pour le développement de la lutte.

Parlons de vos relations avec le Cng de lutte. Ap­pare­mment les relations ne sont pas au beau fixe entre vous et le président Alioune Sarr…
Je tiens à préciser que je n’ai pas de problème personnel avec le Dr Alioune Sarr. Dans mes interventions, je ne fais que défendre l’intérêt de la lutte. Et malheureusement certains pensent que je tire sur les membres du Cng. Le Dr Alioune Sarr reste un grand frère pour moi. Nous ne pouvons pas aller sans le Cng. Nous sommes du coup obligés de collaborer.

Justement, quand comptez-vous  rencontrer le Cng ?
Nous sommes en train de nous préparer à une éventuelle rencontre avec le Cng. Une correspondance va être envoyée à ladite structure que gère le Dr Alioune Sarr. Si une date est retenue, on vous informera.

Le retard mis pour régulariser les combats n’est-il pas une preuve que les promoteurs rencontrent des difficultés financières dans ce contexte de crise qui frappe la lutte ?
Il faudra poser la question aux promoteurs. Je ne saurais dire les raisons qui font qu’ils tardent à régulariser leurs affiches au niveau du Cng. L’essentiel est qu’ils ont versé des avances aux lutteurs. C’est peut-être qu’ils sont en train de faire quelques réglages avant de se rendre au bureau du Cng pour officialiser leurs combats.  Aucun promoteur n’est venu se plaindre auprès de moi de cette difficulté.

Comment expliquez-vous alors les absences dans l’arène des promoteurs «Vip», comme Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye ?
On ne peut parler de la lutte sans citer Gaston Mbengue. Ce dernier ne peut être en marge de la lutte, même s’il n’organise pas de combat. C’est le même cas pour des  promoteurs comme Aziz Ndiaye et Pape Abdou Fall. Peut-être que Assane Ndiaye a plus de chance pour organiser un package de combats. Ses autres collègues précités avaient eu cette opportunité dans le passé. Ainsi va la vie. Mais pour moi, il n’y a pas de crise et je ne crois pas que les promoteurs manquent d’argent.

A travers vos arguments, il vous sera difficile de convaincre dans la mesure où les sponsors traditionnels ont tourné le dos aux promoteurs…
Les sponsors vont tous revenir pour soutenir la lutte comme ils le faisaient auparavant. Je vous le garantis, et nous allons entreprendre une démarche pour les recoller à la lutte.

On vous accuse d’avoir trahi votre ancien secrétaire général, Adama Bopp, à qui vous aviez promis un soutien pour sa candidature au poste de président de l’Asso­ciation des amateurs, avant de le court-circuiter pour vous présenter à sa place ?
J‘avais décidé de ne pas en parler mais je vais répondre pour apporter un éclairage. J’avais en effet promis à Adama Bopp de lui apporter mon soutien pour une candidature au poste de président de l’Association. Mais les amateurs m’ont prévenu qu’ils ne sont pas partants pour un tel schéma, et qu’ils voudraient que je reprenne les rênes de l’Association. Je l’ai ensuite invité à venir discuter avec moi par téléphone. Il avait promis de me donner sa réponse mais en vain. Donc j’estime que je n’ai pas trahi Adama Bopp.

Qu’en est-il maintenant de vos relations ?
Si nos relations se sont gâtées ce n’est pas à mon niveau. On partage la lutte que nous affectionnons tous. Adama Bopp fut mon secrétaire général pendant douze ans. Je n’ai pas de problème avec personne. J’accueillerai les bras ouverts toutes les bonnes volontés qui souhaitent travailler avec moi pour faire bouger les choses.

 

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