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Après son échec à la tête de la Caf, Issa Hayatou s’est effacé de la scène médiatique. L’ex-patron du foot africain est sorti de son mutisme ce jeudi, dans un entretien accordé à la Crtv radio (média camerounais), après sa nomination par le président de la République, Paul Biya, comme Pca de l’Académie nationale de football (Anafoot). L’icône du football africain, âgée de 70 ans, revient sur les enjeux de cette structure et sa défaite à la Caf.

Vous êtes le tout premier Pca de l’Anafoot, comment avez-vous accueilli cette nomination ?
Je l’ai accueillie avec beaucoup de fierté, de joie. Je sais que c’est une fonction qui est assez difficile, mais je crois que je ne dois pas décevoir le président de la République qui a bien voulu me confier cette tâche. Je vais essayer de faire le maximum pour que les sportifs camerounais, surtout le président de la République ne soient pas déçus par notre comportement. C’est un sentiment de fierté qui m’habite aujourd’hui, d’avoir été choisi par le chef d’Etat pour être le tout premier Pca de cette académie. Nous ne pouvons que remercier le chef de l’Etat qui a été visionnaire, qui a vu que c’est une structure nécessaire et indispensable pour l’épanouissement de la jeunesse camerounaise, du football camerounais.

Sur le plan personnel, après votre brillante carrière à l’international, l’Ana­foot est un retour triomphal au bercail, une retraite dorée ?
(Rires). Bien sûr ! C’est une retraite dorée. Vous ne pouvez pas imaginer comment le chef de l’Etat a défié la communauté africaine. Vous savez, nous sortons d’une élection où j’ai perdu. Le président de la République, en posant cet acte aujourd’hui, a montré au monde que le Came­roun a besoin de son fils. Je suis vraiment honoré et fier. C’est pour cette raison que je dis à qui veut l’entendre que je ferai tout pour que le président de la Répu­blique ne soit pas déçu. Je profite de cette occasion pour lui dire une fois de plus merci pour tout et nous allons tout faire pour que le football camerounais puisse toujours prendre de l’envol.

A travers cette nomination, voulez-vous dire que la tristesse née de l’échec à la Caf est effacée ?
Non, je n’ai jamais était triste. Même si j’étais élu, après la Coupe d’Afrique des Nations en 2019, j’allais démissionner. Si le Cameroun n’était pas pressenti pour organiser la Can 2019, je n’allais même pas me présenter. Mes proches le savent. Donc je ne suis pas triste, si oui de la manière dont ça était fait. En temps normal, je ne vois pas qui peut me battre au niveau de la Caf. Mais il y a eu des aléas externes qui ont amené cette assemblée à ne pas renouveler ma candidature. Je ne suis pas triste, je suis même très content aujourd’hui avec l’acte que le président de la République vient de poser. Je ne peux que me réjouir, crier à haute voix et dire que mon pays est derrière moi pour le développement du football au Cameroun, donc en Afrique.
Avec Crtv

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