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Quel bilan tirez-vous du tournoi de Bamako ?
Nous avons fait une évaluation à la sortie du dernier match contre le Mali où vraiment notre équipe a été méconnaissable. Nous avons après fait une évaluation sur le plan technique, des effectifs que nous avons mis en place et le potentiel que nous avons déplacé à Bamako. On s’est rendu compte qu’il y avait des insuffisances surtout au niveau offensif. On arrivait à peine à mettre 50 points. Le seul match où on a mis plus de 62 points, c’était contre le Cap-Vert. Pour les autres matchs, sur le plan offensif, l’équipe a montré trop de faiblesses. En défense, contre le Mali, l’équipe a également sombré. Prendre 80 points avec un écart de 45 points, c’était trop. Nous avons situé les responsabilités. C’est vrai que sur le plan technique, tactique, il y a des failles. Au niveau des joueurs individuellement, il y a eu également des failles. Dès lors, nous avons pensé qu’il était opportun de voir la solution la plus appropriée pour les matchs de Dakar.

Entre autres mesures, vous avez écarté certains joueurs qui n’ont pas répondu aux attentes…
Nous avons eu un groupe qui a travaillé à partir de Dakar pour le tournoi de Bamako. Nous avons jugé qu’il fallait des renforts. Compte tenu de la situation et des lacunes que nous avons constatées, nous avons pensé qu’il était important de faire appel à d’autres. Surtout que certains joueurs ne répondaient pas pour le moment, à ce genre de compétition. Ce sont des compétitions un peu particulières avec un autre état d’esprit que certains joueurs ne maitrisaient pas. C’est ce qui explique le changement opéré.

Quelle est la part de responsabilité de l’encadrement technique ?
Quand il y a une déroute de ce genre, il faut dire que l’encadrement technique a une part de responsabilité. Même si on s’est rendu compte que cette mayonnaise n’avait pas pris. C’était difficile avec peu de temps. On a voulu garder le même projet de jeu de l’entraineur espagnol. Il y avait deux options. La première, c’était de ne pas prendre l’entraîneur espagnol et de confier l’équipe à un autre technicien. Mais comme tout le monde était d’accord pour qu’on aille avec lui lors du championnat d’Afrique, il fallait travailler dans le même projet.

L’autre décision prise concerne l’adjoint du sélectionneur (Stéphane Dumas) qui a été rétrogradé. Est-ce qu’il a le niveau pour coacher cette équipe ?
C’est un choix. Sachant que le sélectionneur collaborait directement avec son adjoint, il était logique de lui confier l’équipe. Il a le niveau qu’il faut. Par contre, il n’a pas l’expérience.
 
Peut-on parler de mauvais casting concernant certains joueurs qui ont été sélectionnés pour ces deux tournois ?
Il y a eu un travail qui a été fait. On a ciblé plusieurs joueurs. On pensait que c’étaient les meilleurs profils. Ce n’est pas un mauvais casting. Je prends l’exemple de Nguirane, l’entraîneur le connait très bien. Il joue dans le même championnat. Il fait d’excellentes choses dans ce championnat. C’est pour cela qu’il a été sélectionné. Et c’est un gosse qui était disponible. Malheureusement, certains n’ont pas répondu aux attentes. Mais si on est objectif, faut dire que dans l’ensemble l’équipe n’a pas fonctionné.

Dans quel était d’esprit préparez-vous la dernière manche ?
Ce ne sera pas facile. On doit gagner nos trois matchs pour se qualifier. Il faudra pour cela corriger les erreurs commises à Bamako et compter sur les renforts. On va parler avec les joueurs et bien se préparer pour aborder de la meilleure des manières cette dernière phase.

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