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Le Mma est le sport le plus sûr à pratiquer si l’on se fie à Me Dame Seck, organisateur du premier tournoi international de cette discipline en partenariat avec l’ancien capitaine de l’Equipe du Sénégal de Taekwondo, Balla Dièye. Le directeur technique de l’Association sénégalaise de Mma explique le règlement qui entoure cette discipline que Bombardier vient de découvrir.

Les arts martiaux mixtes ou mixed martial arts (Mma) est loin d’un combat où l’intégrité physique du pratiquant n’est pas protégée. C’est en tout cas l’enseignement que l’on tire de l’argumentaire de Me Dame Seck, le premier à organiser un tournoi international de Mma à Dakar en compagnie de l’ancien capitaine des Lions du Taekwondo, Balla Dièye.
Prenant le contre-pied d’une opinion pensant que «c’est un sport violent», notre interlocuteur d’apporter un point sur le règlement qui entoure cette discipline. «Le Mma n’est pas aussi dangereux qu’on le pense. Ce n’est pas un sport sans règlement. Il y a un arbitre. Les combattants sont classés par catégorie de poids. Il y a des gants qui sont exigés aux athlètes lors des combats. Et tous les coups ne sont permis», a tenu à préciser Me Seck au bout du fil. «Contrairement à la Boxe où on poursuit le combat si l’athlète, groggy, retrouve ses esprits au bout de huit coups de gong, au Mma le combat est arrêté dès qu’un combattant est victime de commotion cérébrale», explique l’expert. Qui poursuit : «Le Mma est pratiqué depuis 1993 aux Etats-Unis. Il n’y a jamais eu de mort en Mma contrairement à la boxe anglaise où on a dénombré 10 morts en 2010.» Comme pour dire «qu’au Mma, on se soucie de l’intégrité physique de l’athlète. Au sol, on n’a pas le droit de donner des coups de pied si c’est combat amateur contrairement aux professionnels qui peuvent se permettre cela. Au sol, le combattant n’a besoin que de crier ou taper sur le sol pour qu’on arrête la partie. Balboa avait tapé le sol pour voir l’arbitre mettre un terme à son combat contre Bombardier. Alors que lors du premier tournoi international de Mma à Dakar, Saliou Thiam avait crié pour lui valoir de mettre fin au combat contre un Français qui lui avait mis une clef de cheville», détaille-t-il.
A en croire Me Seck, «la technique des mains ouvertes est interdite. On ne peut pas gifler un adversaire ni le piquer du doigt».
Quid de la durée des com­bats en Mma ? Si les amateurs ont droit à trois (3) rounds de 3 minutes, les professionnels combattent durant cinq (5) rounds de 5 minutes chacun. «En cas d’égalité, il y a toujours possibilité de départager les combattants. Il y a toujours quelqu’un qui domine un combat et c’est celui-là qui sera désigné vainqueur», indique Dame Seck.
ambodji@lequotidien.sn

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